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Les infirmières condamnent des manifestations qui entravent leur travail

Des personnes manifestent et certaines tiennent des pancartes montrant leur opposition aux politiques sur la vaccination.

Des personnes manifestent devant le quartier général de la police le 2 septembre au lendemain de l'annonce de la mise en place d'un passeport vaccinal. Une partie du cortège réuni au centre-ville a ensuite bloqué l'accès à des hôpitaux, selon des associations médicales.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

L’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (RNAO) s’insurge contre la présence de manifestants hostiles et « épouvantables » devant des hôpitaux et d'autres établissements de santé.

Dans un communiqué de presse publié mardi, la RNAO explique que des groupes de manifestants ont perturbé l’accès des ambulances, du personnel et des patients aux services médicaux, mettant en péril la vie de certaines personnes.

Les travailleurs de la santé dans ces établissements, les patients ayant besoin de services de soins et les familles qui les accompagnent [...] n'ont pas besoin de personnes hostiles qui appellent à ignorer les conseils de santé et les connaissances scientifiques, criant de la désinformation et des obscénités.

Une citation de :Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario

La semaine dernière, plusieurs grands rassemblements ont été organisés entre autres près de l’Assemblée législative à Toronto et devant le Centre des sciences de la santé à London pour protester contre la prochaine mise en place du passeport vaccinal.

Lors de certains de ces événements, des manifestants ont bloqué l’accès à des hôpitaux, ce qui a provoqué l’ire des associations de médecins.

Le Réseau universitaire de santé de Toronto confirme dans un courriel que les manifestations ont eu lieu devant plusieurs de ses hôpitaux, avec comme effet principal le blocage de la circulation automobile, qui a ralenti tout le trafic autour des hôpitaux. Selon l'institution, le déploiement policier a fait en sorte que l'arrivée et la sortie des ambulances n'ont pas été perturbées.

De son côté, l’association des infirmières et infirmiers autorisés dit s’inquiéter profondément face à l'escalade de la violence et à l'insuffisance des mesures prises par les autorités locales et les services de police pour éviter ces situations.

La RNAO appelle à l'aide les autorités

Elle appelle les autorités à sévir contre de tels comportements. Les infirmières et autres professionnels de la santé ne sont pas l'ennemi. L'ennemi est la COVID-19.

Contacté par Radio-Canada, le Service de police de Toronto (TPS) déclare avoir déployé des policiers pour entourer la manifestation dans la Ville Reine mercredi dernier, mais n'a pas eu de rapports de personnes bloquant les ambulances répondant aux urgences ou de rapports d'agressions.

Si une ambulance répondant à un appel d'urgence était bloquée, les policiers déplaceraient les personnes et procéderaient à des arrestations pour entrave, assure le TPS.

Si des violences physiques se produisaient comme indiqué dans le communiqué de presse que vous avez envoyé, nous procéderions également à des arrestations.

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