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La bataille de Fairy Creek se transporte devant les tribunaux

Un manifestant est attaché à un arbre à Fairy Creek.

Depuis plus d'un an, des manifestants occupent des campements situés dans le bassin versant de Fairy Creek, près de Port Renfrew, sur l'île de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Radio-Canada

La Cour suprême de la Colombie-Britannique entendra la semaine prochaine des requêtes civiles de l’entreprise forestière Teal-Jones Group, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et de manifestants, dans le dossier de la lutte pour la protection des forêts anciennes à Fairy Creek.

Alors que Teal-Jones cherche à prolonger d’un an l'injonction contre les militants qui entravent les activités forestières, les manifestants regroupés sous le nom de Rainforest Flying Squad et la GRC s’affronteront sur les pouvoirs de la police.

La décision du tribunal sur les quatre requêtes, qui doivent être entendues du 14 au 17 septembre à Nanaimo, sur l'île de Vancouver, pourrait changer la nature du litige, croit l'avocat Matthew Nefstead.

Si l'injonction expire et n'est pas renouvelée, cela change complètement la situation entre la police, les militants et les employés forestiers, précise celui qui représente plusieurs membres du groupe Rainforest Flying Squad.

Depuis mai 2020, pas moins de 866 personnes ont été arrêtées dans la région, la plupart en raison du non-respect de l’injonction en vigueur et pour obstruction.

Une dizaine de policiers devant les barricades.

La GRC dénonce les techniques employées par les manifestants à Fairy Creek.

Photo : David Malysheff

Teal Jones : demande de prolongation de l’injonction

Dans ses documents juridiques, Teal Jones dit vouloir une prolongation de l'injonction de un an, soit jusqu'au 26 septembre 2022. Sans elle, les manifestants entraveront les activités forestières d'une valeur estimée à plus de 32 millions de dollars, fait valoir l’entreprise britanno-colombienne. 

Malheureusement, et malgré les efforts considérables de la GRC, les blocages se poursuivent, mentionnent les documents.

En l'absence d'une injonction et de son application par la GRC, l'anarchie régnera, une situation qui ne peut être tolérée dans une société régie par la primauté du droit.

La GRC : plus de pouvoir aux policiers

Par l’entremise du procureur général du Canada, la GRC demande pour sa part que l’injonction permette de limiter la circulation du public et d'effectuer des fouilles de personnes dans les zones d'application en raison des problèmes accrus que pose la présence des manifestants.

Elle souhaite interdire l’accès aux manifestants ayant enfreint l'injonction ou refusant d'être fouillés.

Les manifestants se sont enterrés sous des rochers et des rondins, se sont suspendus sur des trépieds avec des cordes autour du cou, ont encerclé et piégé des policiers sur des chemins forestiers, ont désactivé des équipements lourds et ont détruit des routes au point de risquer de provoquer des effondrements, ajoute la GRC

Dans un communiqué, l’agent Chris Manseau note que la GRC se prépare pour les audiences et ne veut pas faire de commentaires.

Deux manifestants avec les bras en l'air derrière une ligne jaune avec des policiers en arrière-plan.

Les manifestants dénoncent ce qu'ils considèrent comme une augmentation de la violence de la part de la GRC.

Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos

Les manifestants : moins de pouvoir aux policiers

Selon l’avocat Matthew Nefstead, des membres du groupe Rainforest Flying Squad demandent au tribunal de déclarer illégales les zones d'exclusion de la GRC qui ont été établies les 20 juillet et 21 août.

En juillet, la Cour suprême de la Colombie-Britannique avait prononcé un jugement en faveur de l’Association canadienne des journalistes (CAJ) contre l’établissement de zone d'exclusion pour les médias lors des arrestations dans le secteur de Fairy Creek.

Par ailleurs, la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC a reçu 91 plaintes du public portant sur des accusations présumées d'usage excessif de la force, d'arrestation abusives ou encore de refus de soins médicaux.

Aucune des déclarations faites dans les requêtes n'a été prouvée en cour.

Avec les informations de La Presse canadienne

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