•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Réouverture des frontières : l’industrie touristique albertaine réduit ses attentes

La municipalité de Jasper, en Alberta.

Une grande partie de l'économie de Jasper dépend du tourisme étranger dans la région.

Photo : iStock

Radio-Canada

La frontière canadienne est désormais rouverte aux voyageurs étrangers pleinement vaccinés. L’industrie du tourisme albertaine se dit prête à les accueillir, mais sait que le retour à la normale prendra du temps.

C’est une petite lueur d’espoir pour l’industrie. Les visiteurs étrangers nous ont tellement manqué, affirme la présidente-directrice générale de Tourism Canmore Kananaskis, Rachel Ludwig.

Le secteur touristique, qui peut également profiter de l’arrivée des touristes américains pleinement vaccinés depuis le 9 août, n’a pas d'attentes très élevées pour ce qui est de l'arrivée des voyageurs de l'étranger.

« Il n’y aura pas d’avalanche [de touristes étrangers]. »

— Une citation de  Rachel Ludwig, présidente-directrice générale de Tourism Canmore Kananaskis

Il y a quelques réservations ici et là, bien sûr, mais il n’y en a pas beaucoup. Les gens doivent à nouveau ne pas hésiter à voyager, dit Rachel Ludwig.

Elle ajoute que la pandémie a été très difficile pour les entreprises touristiques de la Vallée-de-la-Bow, qui ont survécu grâce aux programmes de soutien du gouvernement et aux touristes albertains et canadiens.

Les voyageurs étrangers ont cependant l’habitude de dépenser beaucoup plus d’argent que les touristes locaux.

Selon Rachel Ludwig, les Albertains dépensent en moyenne 125 $ par jour lorsqu’ils visitent la région, comparativement à 300 $ quotidiennement pour les voyageurs de l’extérieur du pays.

Encore des mois d’attente

Le président de l’entreprise Banff Jasper Collection by Pursuit, David McKenna, affirme que la saison touristique estivale a commencé lentement, avec la levée des restrictions en juillet. Au départ, le taux d’occupation des hôtels de l’entreprise à Banff et à Jasper n’était que de 10 à 20 %, mais qu’ils étaient pleins à la fin du mois d’août.

L’entreprise gère 1000 chambres d’hôtel ainsi que différentes attractions touristiques comme le téléphérique de Banff et la promenade aérienne Glacier Skywalk.

David McKenna, qui est également président de l’Association de l’industrie touristique du Canada, soutient que la réouverture de la frontière canadienne aux voyages non essentiels en provenance des États-Unis n’a pas attiré autant de visiteurs que le secteur touristique l’espérait.

Nous avons généralement pas mal de véhicules qui viennent de l’État de Washington, de l’Oregon et même de la Californie, mais pas [cet été], dit-il.

Il croit que cela pourrait s’expliquer par la faible communication de la part du gouvernement américain au sujet des voyages entre les deux pays.

Selon lui, l’impact de la réouverture des frontières canadiennes aux voyageurs étrangers ne se fera pas sentir avant le printemps prochain.

Qui sait ce qui se produira? Je crois qu’il est sage de penser que le retour sera graduel, dit-il.

Avions et trains

Les responsables de l’aéroport de Calgary affirment qu'ils se préparent à la réouverture des frontières et s’attendent à plus de trafic ce mois-ci qu’en septembre 2020.

L’entreprise Rocky Mountaineer, qui organise des excursions en train, s’attend quant à elle à une augmentation du nombre de touristes en provenance du Royaume-Uni avant la fin des excursions à la mi-octobre.

Nous nous attendons à ce que leur nombre soit bas, mais nous accueillerons les personnes qui choisissent de voyager parce qu’elles sont importantes pour la reprise du tourisme, indique la porte-parole de Rocky Mountaineer, Nicole Ford.

L’entreprise affirme que les réservations hebdomadaires de touristes américains ont plus que doublé depuis le 9 août, mais que leur nombre demeure peu élevé comparativement à l’avant-pandémie.

Manque de personnel

Caleb Pearse, qui travaille comme serveur et barman dans deux établissements à Banff, ne sait cependant pas si la municipalité pourra accueillir davantage de visiteurs.

L’homme de 35 ans dit que beaucoup de restaurants et de bars ont réduit leurs heures d’ouverture parce qu’ils manquent d’employés.

En ce qui concerne la santé mentale et physique de tout le monde dans la Vallée-de-la-Bow, je crois que ce n’est pas une bonne idée, dit-il, en parlant de l’arrivée potentielle de plus de visiteurs.

Augmentation des cas de COVID-19

David McKenna pense quant à lui que l’augmentation des cas de COVID-19 en Alberta pourrait décourager les voyageurs.

Les gens pourraient ne pas vouloir prendre de risque en ce moment, dit-il, même s’il sait que la province n’est pas la seule dans cette situation.

Nous sommes inquiets, mais les cas augmentent partout à travers le monde, ajoute Rachel Ludwig.

Avec les informations de Bryan Labby

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !