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La police algérienne arrête 27 membres présumés d’un groupe séparatiste

Des policiers portant des cagoules et des masques

Des éléments de la Brigade de recherche et d'intervention à Alger en août.

Photo : AFP / RYAD KRAMDI

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La police algérienne a annoncé lundi avoir arrêté 27 personnes soupçonnées d'appartenir au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), un groupe séparatiste.

En mai dernier, le haut conseil de sécurité a classé le MAK et le mouvement Rachad comme organisations terroristes.

Ces personnes ont été arrêtées au cours des dernières 48 heures dans le cadre d'une affaire d'atteinte à l'unité nationale, d'atteinte à l'ordre public et d'incitation à un attroupement, car elles sont soupçonnées d'appartenir au Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), ont indiqué les autorités dans un communiqué.

Le communiqué précise que 25 personnes ont été arrêtées à Kherrata (nord), où des affrontements ont eu lieu la semaine dernière entre des manifestants et la police après l'interdiction d'une marche de soutien aux prisonniers d'opinion. Deux autres personnes ont été arrêtées dans une zone située à environ 60 kilomètres.

Des membres des forces de sécurité ont été blessés lors des affrontements dans la ville, située dans la région traditionnellement rétive du nord-est de la Kabylie, ajoutent les autorités.

Des vêtements militaires, des armes blanches et du matériel MAK ont été découverts au domicile des personnes arrêtées, ajoute le communiqué, qui précise que les suspects tentaient de semer la discorde et la peur parmi les citoyens et de réactiver les cellules dormantes de cette organisation terroriste, sur ordre de parties étrangères.

Répression constante contre le Hirak

Dimanche, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) avait demandé la libération de plus de 20 personnes qui, selon elle, avaient été arrêtées.

Par ailleurs, selon la LADDH, les autorités ont arrêté lundi le journaliste et défenseur des droits de l'homme Hassan Bouras et perquisitionné son domicile à El Bayadh (nord-ouest), pour des motifs inconnus.

M. Bouras, qui est également membre de la LADDH, avait été condamné à un an de prison en 2016 pour avoir insulté un juge, un membre des forces publiques et un organe gouvernemental.

Amnistie internationale avait alors qualifié Bouras de prisonnier d'opinion et déclaré qu'il avait été condamné pour une vidéo dénonçant la corruption de responsables locaux dans la ville d'El Bayadh.

Selon le Comité national pour la libération des détenus, environ 200 personnes ayant des liens avec le Hirak sont en prison. Ce mouvement de protestation appelle à un changement de régime depuis 2019.

La ville de Kherrata est considérée comme le berceau de ces protestations.

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