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Jean-Paul Belmondo et son amour des cascades spectaculaires

« Le cinéma m'a donné l'occasion de faire des choses que je n'aurais jamais faites [autrement] », a déjà déclaré Jean-Paul Belmondo au sujet de ses cascades, sa marque de fabrique.

L'homme se trouve dans une voiture. Une personne tient une claquette de tournage près de son visage.

Jean-Paul Belmondo lors du tournage du film «Joyeuses Pâques», en 1984

Photo : AFP/Getty Images / Eric Gaillard

Agence France-Presse

Suspendu en caleçon à pois à un hélicoptère, virevoltant sur les toits, en équilibre debout sur une rame de métro... L'acteur français Jean-Paul Belmondo, décédé lundi, a marqué le cinéma par les spectaculaires cascades qu'il effectuait dans ses films, au prix de belles frayeurs.

Déjà à 14-15 ans, je me baladais sur les toits, je n'avais pas le vertige, confiait l'acteur qui n'a jamais compris pourquoi on [lui] a tant reproché [ses] cascades.

L'homme de Rio, Peur sur la ville, Le guignolo, Le casse, Joyeuses Pâques, Une chance sur deux... À plus de 60 ans, Jean-Paul Belmondo virevoltait encore dans les airs dans bon nombre de ses films. Seul son accident vasculaire cérébral en 2001 sonnera la fin de ces fameuses cascades, devenues sa marque de fabrique.

Si je les faisais, c'était parce que ça m'amusait, disait-il. Le cinéma m'a donné l'occasion de faire des choses que je n'aurais jamais faites. Ç'a commencé avec L'homme de Rio et puis je me suis retrouvé accroché à un hélicoptère au-dessus de Venise, de Paris, du Népal... Où je peux faire ça sans me retrouver au poste [de police]?

Ses premières cascades, il les a réalisées alors qu'il était encore très peu connu : lors du gala de l'Union des artistes, après qu'un funambule yougoslave lui a appris à rouler sur un fil, assis sur une moto.

L'acteur marche sur une corde raide en poussant une motocyclette appuyée sur des tiges de métal.

Jean-Paul Belmondo répétant un numéro de cirque dans les années 1960.

Photo : Getty Images / Agence France Presse

Un cascadeur de talent

Sur les plateaux de cinéma, l'acteur surnommé Bébel, doté d'une excellente condition physique, impressionnait les gens qui préparaient avec lui les numéros de voltige.

C'est le meilleur cascadeur que j'aie formé. Il est bien meilleur que moi! s'enthousiasmait Gil Delamare, le professionnel qui l'a secondé sur le tournage de L'homme de Rio.

Même son de cloche chez Rémy Julienne, le monsieur cascade du cinéma français, qui l'a accompagné sur les plateaux à 14 reprises : Avec lui, on était obligé de progresser.

Amoureux du risque, Jean-Paul Belmondo s'est parfois fait des frayeurs dans ses tournages et a même eu droit à de gros accidents : entorse à la cheville gauche sur L'homme de Rio, cuisse déchirée après avoir traversé une fenêtre vitrée dans Le magnifique, main droite fracturée lors de la cascade sur les toits des Galeries Lafayette, à Paris, dans Peur sur la ville.

Dans L'animal (1977), une vilaine déchirure avec entorse après avoir dévalé 80 marches d'escalier ne l'empêche pas de refaire la scène... le pied fortement bandé!

Une étiquette dont il se moquait bien

L'acteur lui-même plaisantait dans ses mémoires sur le fait qu'on lui a collé cette étiquette de cascadeur.

Les gens aimaient ça, mais pour l'intelligentsia parisienne, je ne savais plus jouer la comédie : j'étais devenu un cascadeur.

Une citation de :Jean-Paul Belmondo

De fait, dans les années 1970 et 1980, à la sortie de chaque film de Belmondo, on parlait davantage des cascades que du film lui-même.

Mais lui n'en avait cure : Je prends mon pied, sans penser au danger. Je calcule toujours les risques avant, mais quand c'est parti, je ne recule pas. Si un jour j'en ai assez, alors je dirai les textes de Duras.

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