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Enlèvement à Sainte-Paule : comparution du père de l’enfant

Panneau annonçant le palais de justice avec un bâtiment en arrière-plan.

Palais de justice de Matane

Photo : Radio-Canada

Michaële Perron-Langlais

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a déposé un seul chef contre l'homme de 36 ans qui aurait enlevé son fils à Sainte-Paule, près de Matane. D’autres accusations pourraient suivre lorsque le procureur aura pris le temps d’analyser le dossier et l’ensemble de la preuve.

Pour l’instant, l’homme est accusé d’avoir déchargé une arme à feu avec intention particulière, par exemple celle de blesser quelqu'un ou d’empêcher son arrestation, un crime passible d’un emprisonnement maximal de quatorze ans, la peine minimale étant de quatre ans.

L’individu a un lourd passé criminel. Il a notamment été reconnu coupable d’agressions sexuelles et de voies de fait.

Il demeure détenu jusqu’à son retour en cour, prévu le 5 octobre à Matane.

Intenses et longues recherches

L’homme qui a brièvement comparu lundi matin par vidéoconférence faisait l’objet d’intenses recherches après sa disparition en forêt, le 31 août, à bord d’un véhicule tout-terrain avec son enfant de trois ans.

Le père et le fils ont tenté de survivre en forêt avant d’être localisés, samedi, dans une maison de Sainte-Paule qui faisait l’objet d’une étroite surveillance policière depuis le début des recherches. Un échange de coups de feu a alors été entendu par plusieurs témoins.

On ignore pour l’instant comment l’homme et l’enfant ont pu retourner à l’intérieur de la résidence pendant l’opération policière.

La police a pu maîtriser le suspect dimanche, après une vingtaine d'heures de pourparlers.

Malgré la cavale de presque six jours, le jeune garçon n’a subi aucune blessure physique et a été remis à la garde de sa mère.

Le calme revient à Sainte-Paule

Pendant que l’enquête sur l’enlèvement du bambin se poursuit, la vie reprend son cours normal au village de Sainte-Paule, habité par à peine 250 personnes.

Lundi matin, une seule voiture de patrouille était visible dans le village.

La rue principale du village de Sainte-Paule. L'église domine le paysage.

Le village de Sainte-Paule.

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

La localisation du père et de l’enfant a donné lieu à une opération dite filet 2 qui se met en branle lorsqu’une personne ou des personnes se barricadent avec un otage.

L’objectif d’une telle opération est d’obtenir une reddition volontaire, explique François Doré, un ancien policier de la Sûreté du Québec, maintenant à la retraite.

De la disparition du père et de l’enfant, mardi, jusqu’à la maîtrise du suspect, dimanche, les forces de l’ordre n’auront pas ménagé leurs efforts. Des centaines de policiers ont circulé dans les boisés. C’est incroyable les efforts qui ont été faits, les gens impliqués, observe Guy Desjardins, un habitant de Sainte-Paule.

Portrait d'un homme avec des lunettes et une casquette.

Guy Desjardins, habitant de Sainte-Paule

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Outre les effectifs de la Sûreté du Québec, des membres de la GRC et des Forces armées canadiennes ont aussi participé aux recherches. Dans ce genre de mission, il n’y a plus de couleurs d’uniforme, commente François Doré.

La tension était vive parmi les habitants durant les recherches. Je sortais du chalet, je barrais la porte même si c’était pour deux minutes. Je n’allais pas dans le garage. J'étais très inquiète pour le petit garçon, commente une habitante du village, Claudia Simard.

Un maître-chien tient son animal en laisse.

Les chiens avaient été aussi mis à contribution pour retrouver l'enfant et son père.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Jusqu’à quatre hélicoptères ont été mobilisés pour survoler le territoire de recherches et la maison dans laquelle étaient enfermés le père et l’enfant depuis leur découverte, samedi. On entend souvent parler d’alerte Amber, mais de la vivre comme on l’a vécue, c’est particulier. Tout ce qui circulait : les avions, les hélicoptères, les chevaux, on se serait cru un peu dans un film, une série télé, souligne Éric Gendreau de Sainte-Paule.

L’alerte Amber qui a été déclenchée mardi soir et qui a été levée samedi est une des plus longues de l’histoire de l’alerte au Québec.

Avec les informations de Roxanne Langlois et de Michel-Félix Tremblay

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