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La grande séduction nord-ontarienne

Pont et phare de Little Current, sur l'île Manitoulin

Les grands espaces et la beauté des paysages sont parmis les arguments de vente des villes du Nord de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

Radio-Canada

Plusieurs villes du Nord-Est de l’Ontario comptent sur les grands espaces et un marché immobilier plus abordable pour attirer des gens établis à Toronto et lutter contre une baisse démographique.

North Bay, Sudbury et Sault-Sainte-Marie sont parmi les villes qui ont lancé des campagnes pour attirer les résidents du Sud de l'Ontario qui veulent fuir les grands centres urbains.

À North Bay, la campagne Move Up cible les résidents de la région du Grand Toronto et met en avant le coût moins élevé de l'immobilier, les grands espaces et un mode de vie favorable aux familles, explique le maire, Al McDonald.

Si vous voulez des espaces ouverts, nous en avons beaucoup avec les lacs, la piste de ski au centre de la ville, un collège, une université, une piste de 10 000 pieds [3 000 mètres], toutes les commodités que nous pouvons vendre.

Une citation de :Al McDonald, maire du Grand Sudbury

Selon M. McDonald, la pandémie a donné l'occasion à North Bay de faire campagne dans le sud de l'Ontario et d'attirer des personnes qui peuvent déménager dans le Nord parce que leur employeur leur permet de travailler à domicile.

Le Grand Sudbury a lancé une campagne semblable à celle de North Bay, appelée Hit Refresh.

Certaines de ses images publicitaires mettent en contraste la vie à Toronto et la vie à Sudbury, en comparant le trafic, par exemple.

Une autre publicité présente une image grise prise d'un appartement en copropriété à Toronto, et à côté, une image de grandes maisons le long du lac Ramsey à Sudbury.

Un montage photo présente des immeubles près d'une autoroute et des maisons sur le bord d'un lac.

Le Grand Sudbury présente son paysage en contraste avec des gratte-ciel torontois.

Photo : Ville du Grand Sudbury

L'objectif de la campagne Hit Refresh est de tirer parti de notre qualité de vie exceptionnelle à Sudbury et de nos avantages concurrentiels, pour encourager les travailleurs à s'installer ici, explique Brett Williamson, directeur du développement économique de la Ville.

À Sault-Sainte-Marie, le Passeport aventure est une initiative qui aide les nouveaux arrivants à profiter des activités de plein air disponibles dans la région d'Algoma.

Les nouveaux arrivants peuvent choisir leur aventure et leurs activités , explique Tom Vair, directeur général adjoint du développement communautaire et des services aux entreprises de la ville.

La Ville a déjà aidé 18 nouveaux arrivants à participer gratuitement à des activités de plein air, en leur donnant accès à du matériel et à des laissez-passer pour des excursions de pêche et de canoë.

Encore tôt pour juger du succès des campagnes

Comme ces campagnes sont très récentes, les villes ont déclaré qu'elles n'avaient pas encore de chiffres pour rendre compte de leur succès.

Mais elles pensent qu'elles vendent un mode de vie qui est devenu plus attrayant pour de nombreux habitants des grands centres urbains.

C’est le cas de Luke Stratford, qui a immigré à Toronto en provenance du Royaume-Uni, en 2019.

Si les premiers mois lui ont permis de profiter des attraits de la métropole, la pandémie a modifié ses plans.

M. Stratford a perdu son emploi en raison de la pandémie, avant d’être embauché par une société qui permet le travail de la maison.

Il a déménagé à Chelmsford, dans le Grand Sudbury, en juillet 2020.

Je pense qu'il y aura quelques entreprises qui s'accrochent à faire les choses de manière traditionnelle, mais je pense qu'elles seront de moins en moins nombreuses.

Une citation de :Luke Stratford, immigrant installé à Chelmsford

La vie en ville ne sera plus aussi attrayante qu'avant, car la pandémie nous a fait apprécier ces petites choses un peu plus, raconte celui qui a grandi dans une petite ville au Royaume-Uni.

L’accès à Internet haute vitesse, le nerf de la guerre

Sweta Regmi est une consultante en carrière et la fondatrice et directrice générale de Teachndo.

Elle a déménagé de Toronto à Sudbury en juin 2018 parce qu'elle a vu une opportunité dans le Nord-Est de l'Ontario.

Mais elle dit que les employeurs et les municipalités doivent faire plus pour accueillir les personnes qui peuvent travailler à domicile.

Selon Mme Regmi, ils devraient envisager des mesures incitatives pour les aider à payer les coûts de l'Internet à domicile et acheter des équipements qui aideront les employés à être plus productifs.

Préserver le charme du Nord

Malene Brynildsen a déménagé de Toronto à Providence Bay, sur l'île Manitoulin, en 2017, et travaille comme traductrice pigiste.

Elle a déménagé pour un rythme de vie plus lent, mais dit qu'elle craint que le fait d’attirer trop de gens ne change ce mode de vie.

La façade d'un motel à Providence Bay

À Providence Bay, le bureau de poste se trouve dans ce motel.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

C'est absolument en train de changer le tissu social de l'île, affirme-t-elle.

Et je ne vais pas dire que tout est sombre, car ce n'est pas le cas. C'est une bonne chose de donner un nouveau souffle à l'île. Mais je pense que la vitesse à laquelle cela se produit provoque des perturbations qui, à mon avis, ne seront pas facilement réversibles à long terme.

Une citation de :Malene Brynildsen, traductrice pigiste

Mme Brynildsen rappelle que les petites communautés comme Providence Bay ne disposent pas des services auxquels les habitants des grands centres sont habitués.

Avec les informations de Jonathan Migneault de CBC

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