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L’Université de l’Ontario français accueille sa première cohorte

Une salle de classe vide d'étudiants.

La toute première rentrée des étudiants à l'UOF a lieu mardi et se fera à distance. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après un chemin de création tumultueux, l'Université de l'Ontario français (UOF) ouvre ses portes et accueille ses premiers étudiants mardi. Les premiers cours seront donnés à distance.

Ce faisant, c'est un souhait de longue date des Franco-Ontariens qui se concrétise.

Les dernières finitions du campus sont encore en cours. Le décor est moderne, et les équipements sont à la fine pointe de la technologie.

Mais c'est en mode virtuel que les étudiants de l'UOF amorcent leur première rentrée.

Le recteur, Pierre Ouellette, se dit fier et reconnaissant du travail qui a été fait ces derniers mois pour donner naissance au projet.

On a aménagé un campus formidable, on a mis sur pied des programmes que moi j'estime à la fine pointe qui répondent aux besoins de la communauté.

Une citation de :Pierre Ouellette, recteur de l'Université de l'Ontario français
Ufo, cliquez ici.

Une université née, annulée et ressuscitée dans la controverse

L'UOF représente une revendication de longue date dans la province. Les francophones réclamaient une institution à leur image, avec pignon sur rue à Toronto.

Ils pensaient être près du but lorsque les libéraux de Kathleen Wynne ont donné le feu vert au projet en 2017, scellé dans la loi 177, définitivement adoptée à l'Assemblée législative.

Or, quelques mois plus tard, le nouveau gouvernement du conservateur Doug Ford suspendait le financement de l'institution pour une période indéterminée.

La députée Amanda Simard a aussitôt fait défection, allant à l'encontre de son gouvernement sur la question. Entre-temps, la mobilisation francophone se faisait entendre jusque dans les rues, avec en point d'orgue des manifestations de grande ampleur le 1er décembre 2018 à travers l'Ontario.

Des étudiants de l’École Veronique Mortimer manifestent devant Queen’s Park à Toronto. Ils tiennent des pancartes avec des slogans comme L'université FO c'est right la bonne idée.

Des étudiants de l’École Veronique Mortimer participent à une manifestation en faveur de la nouvelle université francophone en février 2018 devant Queen’s Park à Toronto

Photo : La Presse canadienne / Michelle Siu

Après de nombreuses tractations entre Ottawa et le gouvernement Ford, une entente de financement sur huit ans est finalement signée en janvier 2020.

La direction de l'Université a dû mettre les bouchées doubles pour préparer son campus, embaucher du personnel et surtout recruter des étudiants. La tâche s'est avérée plus complexe qu'anticipé.

Ça a été un défi cette année [et] ce n'est pas nécessairement étonnant, [avec] les conditions dans lesquelles on a fonctionné à partir de l'automne dernier, en particulier avec la COVID, mais aussi avec notre saison de recrutement qui a été très très courte, continue M. Ouellette.

Au final, il y aura entre 130 et 150 étudiants répartis dans quatre programmes de baccalauréat et plusieurs microprogrammes.

Avec les informations de Mathieu Simard

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