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Fête du Travail : des organisations syndicales et communautaires manifestent à Montréal

Une manifestations d'une centaine de personnes escortées par des policiers.

Environ 200 manifestants ont pris d'assaut les rues de Montréal le lundi 6 septembre pour faire valoir les droits des travailleurs.

Photo : Radio-Canada / Marc Verreault

Radio-Canada

Le mauvais temps n'a pas empêché la tenue de la traditionnelle manifestation de la fête du Travail.

Une trentaine d'organisations syndicales et communautaires de la région ont répondu à l'appel du Mouvement Action-Chômage, lundi. Quelque 200 personnes se sont présentées.

Les manifestants avaient rendez-vous devant l'obélisque Charles-de-Gaulle, au parc La Fontaine. Une marche s'est mise en branle sur le coup de 13 h en direction du centre-ville sous l'oeil vigilant des policiers.

Le tout s'est déroulé dans le calme et l'ordre, jusqu'à ce que les participants rentrent chez eux, vers 15 h.

Jean Boulet répond à une question d'un journaliste.

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Les organisateurs de la manifestation souhaitaient, lundi, dénoncer les inégalités sociales et les politiques qui, selon eux, nuisent aux travailleurs.

Ils contestent notamment les lois spéciales qui vont à l’encontre du droit de grève des travailleurs, ainsi que le projet de loi 59 proposé par le ministre du Travail, de l’Emploi et le la Solidarité sociale, Jean Boulet.

Pour les syndicats, cette pièce législative est un recul important en matière de santé et de sécurité du travail, notamment en ce qui a trait aux mécanismes de prévention des accidents de travail. Ils craignent aussi que la loi ne pénalise en grande partie les femmes.

Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, le [projet de loi 59] de la CAQ ne répond pas aux aspirations et aux besoins des travailleuses et travailleurs.

Le gouvernement, estime-t-elle, doit retourner à la table à dessin, mener de réelles consultations publiques et amender son projet de loi.

Contre la précarité

Les militants du Mouvement Action-Chômage de Montréal souhaitaient également profiter de la manifestation de la fête du Travail pour dénoncer les emplois précaires, mal payés et à temps partiel [qui] se multiplient, et l’éclosion d’un marché du travail dérégulé que certains appellent économie de la demande.

Ils voulaient aussi dénoncer les mesures qui sont dictées par le patronat.

Le patronat et les gouvernements sont à l’offensive et notre niveau de vie et nos conditions de travail reculent, déplorait, lundi, le militant Sébastien Lemire.

Alors que les salaires réels stagnent depuis des décennies, les patrons sont plus riches que jamais. Le capitalisme fonctionne ainsi : ils sont riches parce que nous sommes pauvres.

Une citation de :Sébastien Roy, infirmier et militant avec La Riposte syndicale

Le Mouvement Action-Chômage de Montréal veut remettre de l’avant le syndicalisme de combat et rappeler les luttes passées, portées notamment par Michel Chartrand. Les militants dénoncent le capitalisme lui-même et les inégalités sociales qui en découlent.

Avec les informations de La Presse canadienne

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