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Des pêcheurs secourus après un naufrage au large de Miscou

Un bateau coule dans la mer.

Un bateau a coulé au large de Miscou, au Nouveau-Brunswick, lundi matin.

Photo : Avec la gracieuseté de Steven Hughes

Radio-Canada

Un bateau de pêche au hareng a coulé au large de Miscou, dans la Péninsule acadienne, lundi matin. L'équipage du Maximilien a été sauvé par d'autres pêcheurs dans le secteur.

Le pêcheur Steven Hughes fait partie des pêcheurs qui ont participé au sauvetage. Son bateau a reçu un message de détresse et s'est rendu sur les lieux vers 6 h 30.

Il y avait de l’eau jusqu’à la chambre des moteurs, puis cinq minutes avant qu’on arrive, le moteur s’est éteint, dit-il.

Les pêcheurs ont tenté de remorquer le bateau, mais leur tentative a échoué. On n’a pas pu sauver le bateau. Après dix minutes de remorquage, ils ont été obligés de quitter le navire. Ils ont embarqué dans un autre bateau. On a été obligé de cesser le remorquage, car ça aurait été dangereux qu’il passe en dessous, explique Steven Hughes.

Un bateau coule dans la mer. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Il y avait de la pluie, lors de la tentative de sauvetage.

Photo : Avec la gracieuseté de Steven Hughes

Les quatre membres de l'équipage du bateau en détresse sont maintenant en sécurité.

Avec la température qu'il a fait hier, s'il n'y avait pas eu d'autres bateaux aux alentours, ils seraient peut-être dans un radeau, croit Steven Hughes. On peut dire qu'ils l'ont échappé belle, mais c'est des marins d'expérience. Tout était sous contrôle tout le long de la manœuvre.

Un coup dur pour l’équipage du Maximilien

Le capitaine du Maximilien, Élie Dugas, fait son métier depuis 46 ans. Il était propriétaire de ce bateau acheté d’occasion il y a deux ans.

C’est un coup qui est dur, dit-il. Nous autres, on a rien que cela, le hareng et le maquereau. C’est la seule chose qu’on avait pour gagner notre année.

Il pleuvait et il ventait, lundi matin, lorsque les quatre personnes à bord de l’embarcation ont commencé à identifier un problème. Élie Dugas dit que son équipage a eu peur de voir son bateau chavirer.

Il est reconnaissant de l’aide reçue par ses pairs. Il indique que seulement quelques minutes après son signalement de détresse, environ huit bateaux étaient bien en vue, prêts à secourir l’équipage.

Dans des moments de même, on est tous solidaires. C’est tout le monde qui vient donner un coup de main. […] Sur l’eau, de même, on est toute une grande famille.

Une citation de :Élie Dugas, capitaine du Maximilien

Malgré cette épreuve difficile, le capitaine demeure optimiste. Ce n’est pas plaisant de perdre ton gagne-pain. Ce n’est pas facile, mais ce sont des choses qui arrivent, conclut-il.

Le bateau ne sera pas remorqué

Selon Steven Hughes, la Garde côtière est arrivée sur les lieux vers 7 h 30. J’ai dû rester sur les lieux en regardant le bateau coulé de 6 h 30 à 7 h 30, raconte-t-il.

Le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage d’Halifax indique que la Garde côtière a également reçu l’appel de détresse à 6 h 30.

Un bateau coule dans la mer.

Une tentative de sauvetage d'un bateau, au large de Miscou.

Photo : Avec la gracieuseté de Steven Hughes

Nous sommes extrêmement contents qu’il y avait un bateau qui a été capable de répondre aussi rapidement comme ils l’ont fait, et de sauver les quatre pêcheurs qui peuvent maintenant retourner à la maison, a déclaré le capitaine de corvette Brian Owens, du Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage à Halifax.

La Garde côtière ne va pas tenter de remorquer le bateau.

Le dossier est maintenant transféré à des experts en environnement, au gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Avec les informations d'Alix Villeneuve

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