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L’abattage planifié des coyotes était évitable, disent des amateurs du parc Stanley

Un coyote dans le parc Stanley de Vancouver, sur le sentier Ravine près du Lac aux castors.

Des coyotes au parc Stanley ont attaqué 45 fois des humains depuis décembre.

Photo : offert par : Alex Puttonen

Radio-Canada

L’abattage planifié de 35 coyotes en raison d’attaques contre des humains dans le parc Stanley de Vancouver est lié au manque de moyens pour empêcher les gens de nourrir ces animaux, estime Isabelle Groc, une photographe et documentariste spécialisée en conservation de la faune.

Si les animaux sont responsables depuis décembre de 45 attaques contre des humains, dont des enfants, Mme Groc affirme qu’il faut punir plus sévèrement les contrevenants, et que ceci aurait dû se faire plus tôt.

La Commission des parcs de Vancouver a constaté que certaines personnes laissent même de la nourriture dans des espaces dégagés afin d’y attirer les animaux pour les prendre en photo.

Ce n'est quand même pas bien compliqué de prendre un règlement simple qui dit : on ne peut pas nourrir les animaux sauvages et si vous le faites, vous aurez une amende. Ceci demande une volonté politique, des ressources, d'avoir aussi de la main-d'œuvre sur le terrain.

Une citation de :Isabelle Groc, photographe et documentariste

La main-d'œuvre est justement un défi pour les autorités. Si une loi britanno-colombienne interdit de nourrir des animaux dangereux comme les coyotes ou les ours, la Commission des parcs de Vancouver affirme que seuls les agents provinciaux de conservation de la faune ont compétence pour donner des contraventions.

Or, les agents provinciaux, qui couvrent l'ensemble de la Colombie-Britannique, sont trop peu nombreux pour mettre en œuvre une telle interdiction dans le parc Stanley, selon l’avocate spécialisée en droit des animaux, Victoria Shroff.

La Ville de Vancouver travaille justement sur un règlement potentiel qui donnerait explicitement le pouvoir aux agents de la paix municipaux de donner des amendes à ceux qui nourrissent les animaux sauvages, dont les coyotes.

Victoria Shroff plaide pour une telle adoption de règlements à l'échelle locale, ainsi que la mise sur pied d'une campagne de sensibilisation de grande ampleur.

Il faut éduquer les gens, et saisir l'occasion de mieux faire la prochaine fois, parce qu'il y aura une prochaine fois. Abattre est synonyme de tuer, et il faut trouver une solution plus humaine à ce problème humain.

Une citation de :Victoria Shroff, avocate spécialisée en droit des animaux

Malgré la sensibilisation, le problème persiste

La campagne de sensibilisation décourageant le nourrissage des animaux qui a été menée jusqu'à présent par la Commission des parcs n'a pas réussi à mettre fin aux attaques. La fermeture de certaines parties du parc n'a pas résolu le problème non plus.

Un panneau dans le parc Stanley décourage les gens de nourrir les animaux sauvages.

Un panneau érigé dans le parc Stanley avertit les gens qu'il ne faut pas nourrir la faune, et que cela peut mener à la mort des animaux.

Photo : Radio-Canada / Chad Pawson

Les coyotes capturés la nuit

Il paraît qu’on ne peut faire confiance aux gens, ce qui est malheureux parce que le parc Stanley est le bijou dans la couronne de Vancouver, dit Victoria Shroff.

Selon la Commission des parcs, davantage de panneaux soulignant qu'il est interdit de nourrir les animaux seront installés prochainement.

En attendant, une barrière a été installée pour empêcher les visiteurs de pénétrer dans le parc après 19 h. Des pièges pour capturer les coyotes afin de les euthanasier seront en place la nuit dans les deux prochaines semaines.

D’après les informations de Timothé Matte-Bergeron

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