•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’accès à Internet haute vitesse, un enjeu électoral en Estrie

Que proposent les partis fédéraux pour brancher rapidement tous les citoyens ?

Une photo prise d'un modem.

La connexion à Internet haute vitesse n'est pas disponible dans plusieurs secteurs de l'Estrie.

Photo : iStock

Radio-Canada

L’accès à Internet et à des services de téléphonie cellulaire fiables reste difficile dans plusieurs municipalités de l’Estrie. Au provincial, le gouvernement Legault s'est engagé à brancher tous les citoyens d'ici 2022. Mais en pleine campagne électorale fédérale, les partis font aussi de cet enjeu une priorité.

Il s'agit d'engagements que les citoyens de Milan en Estrie suivent de près, puisqu'Internet haute vitesse et le réseau cellulaire demeurent quasi inexistants dans leur secteur.

Mario Roy qui habite cette petite municipalité depuis trois ans croit que la situation a assez duré.

Mario Roy travaille à l'ordinateur.

Internet haute vitesse n'est pas disponible chez Mario Roy à Milan en Estrie

Photo : Radio-Canada

Voilà plusieurs années qu'on lui promet à tout le moins l'accès à Internet haute vitesse, sans qu'il n'arrive. La pandémie a également accentué l'importance d'y être connecté.

Le confinement et l'impossibilité de voir le visage de ses petits enfants ont été particulièrement difficiles pour lui. Il rappelle également que l'accès à ces services constitue aussi un enjeu de sécurité, notamment en cas d'incendie, de sinistre ou d'accident.

« C'est quasiment un moyen de survie, le téléphone. S'il m'arrive quelque chose dans le bois ou quoi que ce soit. Je suis pogné!  »

— Une citation de  Mario Roy, résident de Milan
Une main tient un cellulaire.

Le réseau cellulaire n'est pas non plus disponible dans plusieurs secteurs de Milan en Estrie.

Photo : Radio-Canada

Alors qu'il est prévu que la municipalité soit branchée à Internet en septembre 2022, M. Roy reste inquiet. Il doute de la faisabilité du projet. On nous a dit qu'on verrait des camions partout, mais je ne vois même pas un pick up passer pour connecter la fibre, s'inquiète-t-il.

À seulement cinq kilomètres de sa maison, pourtant, des citoyens sont bien branchés. Il peine à s'expliquer ce qui entraîne de tels délais.

« Le gouvernement laisse tomber les régions qui ne suivent pas la technologie. Je ne comprends pas qu'en 2021 on n'ait pas ça encore ici.  »

— Une citation de  Mario Roy, résident de Milan

Il a interpellé plusieurs élus pour faire entendre ses demandes, mais si les députés locaux semblent réceptifs, il déplore que l'urgence de la situation ne semble pas prise suffisamment au sérieux dans les hautes sphères politiques.

Néanmoins, les candidats de tous les partis politiques qui ont été questionnés par Radio-Canada sont unanimes. L'accès à ces services de communication est un enjeu prioritaire.

Les libéraux persuadés que le délai de 2022 sera respecté

La candidate pour le Parti libéral dans Brome-Missisquoi, Pascale St-Onge, demeure persuadée que le délai annoncé sera respecté.

Le parti libéral travaille présentement main dans la main avec le gouvernement du Québec pour s'assurer que les citoyens de Bome-Missisquoi et du Québec en entier soient branchés à Internet haute vitesse d'ici septembre 2022., précise-t-elle.

Elle rappelle que 826 millions de dollars ont été alloués par le fédéral et le provincial pour brancher l'ensemble des foyers du Québec.

Les conservateurs veulent diminuer la bureaucratie

Le candidat du Parti conservateur dans Compton-Stanstead, Pierre Tremblay, croit pour sa part que les délais sont causés par un problème d'arrimage entre les paliers de gouvernement et la lourdeur des programmes.

C'est justement de faire en sorte qu'on soit capable de raccourcir de beaucoup, beaucoup cette bureaucratie-là. Qu'on passe à l'action et qu'on aille sur le terrain. Écoutez, on est en 2021 actuellement. C'est incompréhensible que les gens en milieux ruraux n'aient pas accès à internet, plaide Pierre Tremblay.

Le Bloc Québécois veut s'attaquer aux frais des services

En plus de saluer le succès des transferts de fonds d'Ottawa vers Québec pour assurer le branchement de tous les citoyens d'ici 2022, le candidat du Bloc québécois dans Richmond-Athabaska, Diego Scalzo croit qu'il faut s'attaquer au montant de la facture des citoyens.

C'est des frais souvent qui sont importants et ce n'est pas à la portée de tous. De plus en plus, on le voit dans le milieu de l'éducation et même avec la pandémie, ça va être important qu'Internet haute vitesse d'un point de vue monétaire soit accessible, souligne le candidat.

Le NPD veut plafonner les prix des forfaits

La candidate du NPD dans Sherbrooke Marika Lalime croit qu'il faut donner davantage de pouvoir au CRTC pour freiner la hausse des prix dans l'industrie des télécommunications.

Le NPD propose de plafonner les prix des grands forfaits. Aussi, de donner plus de pouvoir au CRTC, car au Canada les forfaits sont les plus chers au monde, fait valoir Marika Lalime.

L'objectif de son parti est de s'assurer que la moyenne du prix des abonnements au Canada soit sous la moyenne mondiale.

Le Parti vert propose d'injecter 400 M$ pour mettre en place une stratégie

Le candidat du Parti vert dans Compton-Stanstead, Sylvain Dodier, affirme comprendre personnellement cet enjeu, lui qui a pu revenir s'installer dans son village natal de Saint-Isidore-de-Clifton en 2006 lorsque l'accès à Internet haute vitesse a été disponible.

C'est là où on doit investir prioritairement, pas dans un aéroport. On propose d'injecter 400 M$ de dollars dans une stratégie universelle de services à larges bandes, affirme Sylvain Dodier.

Le médiateur culturel estime qu'il en va de la vitalité des régions.

Avec les informations d'Arianne Béland

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !