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8200 livres de déchets sur la plage de Miscou

Des gens à bord d'un VTT ramassent des cages à homards, placés à l'arrière du véhicule motorisé.

La saison de nettoyage des plages commence dans le nord du Nouveau-Brunswick, maintenant que les oiseaux de rivage ont migré.

Photo : Gracieuseté de Lisa Fauteux

Radio-Canada

Quinze personnes se sont attaquées aux marées de déchets près du phare de Miscou, le 2 septembre, à l’aide de VTT et d’équipement pour l’occasion. Une biologiste sur le terrain a déclaré avoir constaté une augmentation conséquente des déchets sur la plage lors des dernières années. Ce sont généralement les casiers à homard qui décorent le rivage.

Lisa Fauteux, du groupe environnemental Verts Rivages, a déclaré que son équipe avait réussi à ramasser environ 8200 livres de déchets, dont 123 casiers à homards. Selon elle, une étude récente de toutes les plages de la région a révélé que 160 casiers à homards s'étaient échoués le long de cette partie du littoral.

Il y avait aussi beaucoup d'articles de consommation, comme des gobelets, des sacs de croustilles et des poignées de fil dentaire à usage unique.

Un fil dentaire sur la plage.

Les manches de fil dentaire sont des objets courants retrouvés échoués sur la plage, selon Lisa Fauteux. Ces objets légers sont facilement transportés vers la mer par le vent et les marées.

Photo : Gracieuseté de Lisa Fauteux

Nous avons un problème de pollution plastique. Et je pense que c'est justement le type d'objet qui ne devrait pas être utilisé du tout, a-t-elle déclaré au sujet des fils dentaires.

Nous avons tellement plus de plastique dans nos vies. C'est jeté comme si parfois, on ne le remarquait même pas.

Selon Lisa Fauteux, ces débris peuvent nuire à la faune et à la flore du rivage, dont les oiseaux et l’herbe dans laquelle ils nichent, qui elle-même protège les dunes de l’érosion. Et si les déchets sont rejetés en mer, ils peuvent nuire à la vie aquatique.

Un déchet à la fois

Tout ce que nous pouvons faire pour contribuer à l'élimination de ces déchets est très utile, a-t-elle souligné. Cela fait une telle différence.

Son groupe a reçu des fonds du Fonds en fiducie pour l'environnement du Nouveau-Brunswick. Il travaille avec d'autres partenaires, dont Homarus, un groupe de recherche associé à l'Union des pêcheurs des Maritimes et à Nature N.-B.

Leur objectif est de ramasser 50 tonnes de déchets en deux ans.

L'année dernière, environ 30 personnes se sont présentées pour aider le jour du nettoyage, mais le temps était meilleur, d’après Lisa Fauteux.

Plusieurs casiers à homard sont étalés le bord d'une route.

Luc LeBlanc estime que les casiers à homard finissent souvent par s'échouer sur le rivage, car ils sont généralement placés dans des eaux moins profondes.

Photo : Gracieuseté de Lisa Fauteux

Ce sont principalement les pêcheurs qui se sont présentés jeudi matin, ce qui, selon elle, montre leur engagement envers le projet.

Des pêcheurs s’impliquent

Le conseiller en pêche de l'Union des pêcheurs des Maritimes, Luc LeBlanc, a soutenu que les gars sont très enthousiastes. Ils dépendent d'un océan propre et sain pour gagner leur vie.

Il estime lui aussi que davantage de casiers ont été rejetés sur le rivage dernièrement.

La météo serait en cause, selon lui. S'il y a une grosse tempête, davantage d'équipement sera rejeté sur le rivage. Soit la corde se casse, soit l'engin dérive, parfois à des dizaines de kilomètres de l'endroit où il a été déposé, a-t-il expliqué.

C'est définitivement une question de changement climatique, a-t-il ajouté. Les conditions marines sont pires aujourd'hui. L'eau est beaucoup plus violente qu'avant.

Un membre de l'équipe de nettoyage ramasse des casiers à homards.

La plupart des pièges récupérés sont « vraiment, vraiment vieux » mais ont tout de même moins de 20 ans, a précisé Luc LeBlanc. Les pêcheurs sont passés des pièges en bois à ceux en métal au début des années 2000.

Photo : Gracieuseté de Lisa Fauteux

Mais il y a aussi plus d'efforts de nettoyage qui sont faits. Nous en trouvons davantage parce que nous cherchons. La plupart des plages ciblées pour les nettoyages n'ont pas été nettoyées depuis 10 à 15 ans.

Réutiliser les casiers à homard

Ce sont généralement les casiers à homards, et non les casiers à crabes, qui s'échouent sur les plages, car ils sont plus proches du rivage et dans des eaux moins profondes, ce qui les rend plus vulnérables aux tempêtes.

S'ils ne sont pas trop endommagés et que les étiquettes sont toujours là, ils peuvent être rendus à leurs propriétaires et réutilisés, a déclaré Luc LeBlanc. Un casier à homard ordinaire coûte environ 60 $.

Le plus souvent, ils sont envoyés dans un parc à ferraille, a-t-il affirmé, ajoutant qu'il peut être difficile de trouver un endroit qui les recyclera vraiment, car il n'y a pas de système spécialisé dans la province.

En général, ces nettoyages sont effectués après chaque saison de pêche, selon Luc LeBlanc. Il y en aura probablement un en octobre dans la zone 25 du sud-est du Nouveau-Brunswick, où la saison de pêche est toujours en cours.

Avec les informations de CBC

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