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Plusieurs événements albertains ont obtenu le droit de vendre de l’alcool après 22 h

Une bière mousseuse est tirée dans un verre.

En raison de la pandémie, la vente d'alcool est désormais interdite dans les bars et restaurants albertains après 22 h.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

En Alberta, au moins quatre rodéos disent avoir obtenu des dérogations les autorisant à vendre de l'alcool après 22 h, ce qui frustre certains propriétaires de bars et organisateurs d’événements, qui eux doivent respecter la règle.

Afin de limiter la 4e vague de COVID-19, le gouvernement albertain a annoncé vendredi de nouvelles mesures, telles que le port du masque obligatoire dans les lieux publics intérieurs et l'interdiction de vendre de l’alcool dans les bars et les restaurants après 22 h.

Sur les réseaux sociaux, les rodéos d'Airdrie, de Benalto, de Ponoka et le Daines Rodeo Ranch à Penhold ont annoncé que Services de santé Alberta (AHS) les considérait comme des événements spéciaux extérieurs et qu’ils pouvaient donc servir de l'alcool jusqu’à 2 h du matin.

Le rodéo d'Airdrie invite ses clients à porter un masque pour se faire servir aux bars et assure que la distanciation physique sera respectée à l’intérieur des installations.

Les rodéos de Penhold et de Ponoka en revanche ont annoncé que le port du masque ne sera pas exigé. Les deux événements ont pourtant des bars et des salles de danse à l'intérieur. 

Sur quels critères?

À la suite de l’annonce des nouvelles règles sanitaires vendredi, des événements ont dû se réorganiser. C’est le cas de certaines fêtes et de certains spectacles prévus dans le cadre du festival de la Fierté à Calgary. 

Sean Thomas Stewart, cofondateur du Hot Mess, qui accueille des fêtes LGBTQ+ à Calgary depuis une dizaine d'années, a expliqué qu'un événement prévu dimanche devait être déplacé à l'extérieur et avancé d’une heure.

Sans savoir pourquoi et comment la province [offre des dérogations] à certains événements et pas à d’autres, c'est difficile de ne pas le prendre personnellement, avait-il réagi samedi dans la journée.

Finalement, il a, lui aussi, reçu une dérogation tard samedi soir.

Lorsque CBC/Radio-Canada a interrogé les organisateurs du festival de la Fierté de Calgary samedi, aucune dérogation ne leur avait été accordée. CBC/Radio-Canada avait contacté le ministère de la santé pour comprendre pourquoi certains événements avaient obtenu des dérogations et pas d’autres, mais le ministère n’avait pas répondu.

Depuis, le ministère et les organisateurs ont confirmé que le festival de la Fierté a obtenu une dérogation. 

Dans un courriel envoyé dimanche à CBC/Radio-Canada, le ministère de la Santé, dont dépend l'attribution des dérogations, explique que quatre événements ont reçu des dérogations : les rodéos d’Airdrie, de Ponoka et de Cochrane, ainsi que le festival de la Fierté à Calgary.

Il ne parle pas du rodéo de Benalto ni du Daines Rodeo Ranch.

Chris Bourdeau, le directeur des communications du ministère, précise que, depuis le début de la pandémie, les événements qui ont lieu une fois par an ont toujours pu bénéficier de dérogations en fonction de leur importance pour l'économie locale et la communauté. Ce n’est pas nouveau, écrit-il.

Il ajoute que les dérogations actuelles concernent des événements qui ont lieu en plein air et que le masque est obligatoire pour les installations intérieures.

Je suis vraiment curieux de savoir quels critères ont mené à cette décision, avait dans un premier temps commenté Elliot Rae Cormier, le responsable du développement du festival de la Fierté, alors que l'événement devait encore se conformer à la règle. Il a depuis confirmé que le festival avait reçu une dérogation samedi après 22 h.

Protéger le système de santé

Katy Ingraham, propriétaire du Fleisch bar à Edmonton, explique que son établissement n'accepte à l’intérieur que les clients vaccinés.

Vendredi, elle a tenté en vain d’obtenir une dérogation concernant la vente d'alcool, en faisant valoir justement la vaccination obligatoire pour ses clients.

Je pense que cela créerait un précédent si on arrivait à l’obtenir, plus de commerces suivraient et imposeraient la vaccination, dit-elle. Dimanche, elle n'avait toujours pas de dérogation.

Elle raconte qu’elle a été furieuse quand elle a vu que des rodéos avaient obtenu une dérogation. Nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour que notre établissement soit aussi sûr que possible et nous allons malgré tout être pénalisés, alors que des événements comme ça peuvent aller de l'avant et obtenir des dérogations?

Jordan Sorrenti, le propriétaire du Paddy's Barbecue à Calgary, affirme qu’il préférerait que la province exige une preuve de vaccination pour aller dans un restaurant ou un bar, plutôt que de fermer ces établissements plus tôt. 

Il comprend que l’interdiction de vendre de l'alcool après 22 h cible les jeunes, qui sont moins vaccinés, mais cela pénalise tous les restaurants et ce n’est pas juste, souligne-t-il. 

Je suis un peu énervé, parce que nous avons travaillé dur pour embaucher du personnel qui va à nouveau être licencié.

Vendredi, le premier ministre Jason Kenney a reconnu que les nouvelles mesures allaient perturber le secteur hôtelier, mais il a répété qu'elles étaient nécessaires pour protéger le système de santé. 

D’après les informations de Sarah Rieger et Terri Trembath

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