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Des récifs artificiels pour aider l’écosystème marin en Nouvelle-Écosse

Deux plongeurs travaillent sur un récif artificiel en fond marin.

Deux plongeurs travaillent avec des plaques d'océanite, conçues pour restaurer les écosystèmes côtiers endommagés par des constructions sous-marines.

Photo : (Ian Kellett, OceanX)

Radio-Canada

Une diplômée de 2019 de l’Université Dalhousie, à Halifax, qui a participé à la création d’un nouveau type de récif artificiel, va mettre en place cette technologie dans les eaux de la Nouvelle-Écosse.

Lors de ses études universitaires, Emily Higgins a tenté de déterminer dans quelle mesure les récifs artificiels pouvaient être efficaces et comment ils pouvaient être utilisés pour réparer les habitats marins endommagés.

C’est cette recherche qui a incité l’entreprise américaine IntelliReefs, qui développe des solutions marines durables, à recruter l’année dernière cette diplômée de l’Université Dalhousie.

Maintenant directrice des sciences océaniques au sein de l’entreprise, Emily Higgins a aidé une équipe de scientifiques à développer des récifs artificiels à l’aide de la nanotechnologie.

Emily Higgins.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En 2019, Emily Higgins a reçu son diplôme universitaire pour sa maîtrise en biologie.

Photo : Avec la gracieuseté d'Emily Higgins

Emily Higgins explique que la quasi-totalité du béton utilisé en construction est maintenue par des liants toxiques qui peuvent endommager les écosystèmes locaux et brûler les écailles des poissons, ce qui est une révélation terrifiante.

Les récifs d'IntelliReefs sont constitués d’un matériau appelé Oceanite, conçu pour restaurer les communautés côtières endommagées par des constructions sous-marines.

Ce que nous faisons, c’est que nous utilisons des techniques d’encapsulation de l’ADN pour lier les matériaux géologiques naturels et les minéraux ensemble, plutôt que d’utiliser ces liants toxiques, explique Emily Higgins.

C’est une façon totalement nouvelle de concevoir la construction sous-marine, mais cela respecte aussi les spécifications techniques des projets d’infrastructure, comme les ports.

Une première au Canada

IntelliReefs a déjà testé ses récifs artificiels à Saint Martin, dans les Caraïbes. L’entreprise y a constaté que ses récifs artificiels favorisaient une plus grande biodiversité en comparaison aux récifs naturels voisins.

Cet été, la branche canadienne d’IntelliReefs a ouvert un nouveau bureau au Centre for Ocean Ventures and Entrepreneurship à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

Ce nouvel emplacement permettra à Emily Higgins et à son équipe de lancer un projet de résilience côtière et de restauration de l’habitat dans le port d’Halifax.

Vue aérienne de Dartmouth et du havre d'Halifax à l'été 2015.

Vue aérienne d'une partie du centre-ville de Dartmouth et du havre d'Halifax.

Photo : Getty Images / shaunl

Ce sera la première fois que les récifs artificiels d’IntelliReefs seront utilisés dans les eaux canadiennes.

Une étude de l’Université de Dalhousie réalisée en 2016 révèle que la Nouvelle-Écosse a perdu de 85 à 99 % de la biomasse de sa forêt de varech au cours des 60 dernières années, ce qui menace la pêche et les moyens de subsistance locaux.

Les récifs artificiels seront installés dans le port d’Halifax en octobre 2021, et tenteront d’améliorer cette situation.

Emily Higgins souhaite maintenant travailler avec des promoteurs côtiers de tout le pays pour intégrer ces récifs ailleurs, et réparer ainsi les écosystèmes marins au Canada.

Avec les informations de Cassidy Chisholm de CBC

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