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Les travailleurs du secteur public au N.-B. à bout de souffle

Une préposé de soins de santé dans une chambre pour patient.

Près de 22 000 travailleurs du secteur public du Nouveau-Brunswick tiendront des votes de grève dès mardi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les travailleurs du secteur public au Nouveau-Brunswick sont à bout de souffle, alors qu'arrive à son terme l'ultimatum de 100 jours lancé par le Syndicat canadien de la fonction publique au premier ministre Higgs pour améliorer leurs conditions de travailleurs et qu'aucune entente n'a été signée. Près de 22 000 travailleurs du secteur public du Nouveau-Brunswick tiendront des votes de grève dès mardi.

Aucune rencontre entre le Syndicat et le gouvernement de Blaine Higgs n'était prévue durant le long congé de la fête du Travail.

Le gouvernement propose un contrat pour les six prochaines années avec une augmentation salariale. C'est loin de faire l'affaire des syndiqués, qui sont en colère et qui ne se sentent pas pris au sérieux.

Plusieurs travailleurs du secteur public du Nouveau-Brunswick n'ont touché aucune augmentation de salaire significative depuis de nombreuses années.

Il y a des employés qui nous disent qu'ils n'arrivent plus, admet le président de la Section locale 889 du SCFP, dit le président de la section locale 889 du SCFP, Daniel Boucher. Moi-même, il y a des mois où je dois choisir quelles factures je paie, l'électricité ou d'autres, ou est-ce que je paie seulement en partie.

Une pénurie de main-d'œuvre dans plusieurs milieux oblige les employés à faire des heures supplémentaire régulièrement. Beaucoup sont épuisés et se disent déçus du manque de collaboration de la part du gouvernement de Blaine Higgs.

Le moral est très bas, d'entendre qu'ils ne veulent pas reconnaître ce qu'on demande, confie Christianne Robichaud, vice-présidente provinciale de la section locale 2745 du SCFP.

Nous sommes tannés de donner, tranche-t-elle. Nous ne pouvons plus nous permettre de donner, c'est au tour de la province de nous donner ce que nous méritons.

Aucun compromis

Après plus d'un an et demi à travailler en pleine pandémie, ces travailleurs souhaitent avoir une augmentation de salaire décente sans compromis.

Il faut réaliser que ces concessions-là, ce sont des choses que nous avons acquises dans les dernières 30, 50 années, explique la présidente de la section locale 833 du SCFP, Chantal Lagacé. Les gens ont travaillé dur pour avoir ces concessions- là, puis il n'y a aucune raison de laisser aller ce qui a été donné par le passé. Ce que nous attendons, c'est une offre raisonnable.

Les syndiqués affirment qu'ils auraient préféré ne pas avoir à prendre cette décision. J'ai débuté ici. Ça fait 18 ans que je travaille à Georges-Dumont, raconte David McGraw, employé au centre de distribution du CHU Dr-Georges-L.-Dumont.

Au Nouveau-Brunswick, des personnes marchent dans la rue pour appuyer les travailleurs essentiels.

Des marches ont eu lieu au Nouveau-Brunswick, le 28 août 2021, pour remercier les travailleurs essentiels.

Photo : Radio-Canada / Sarah Déry

Au début de ma carrière ici, si vous voulez, en 2004, c'était la grève, ça n'a vraiment pas été une partie de plaisir. Ce n'est pas quelque chose que nous voulons faire, mais c'est notre dernier recours. On dirait que le gouvernement ne veut rien entendre, lance David McGraw.

Malgré la possibilité d'un vote de grève, qui ne plaît pas à tous, David McGraw dit constater la solidarité entre l'ensemble des travailleurs du secteur public. Tous se serrent les coudes et espèrent arriver à un dénouement avec le gouvernement du Nouveau-Brunswick le plus rapidement possible.

D'après le reportage de Sarah Déry

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