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Situation critique au bloc opératoire de l’Hôtel-Dieu de Lévis

Vue de l'entrée extérieure de l'hôpital de Lévis. La zone est déserte, aucune voiture n'est garée sur les palces de stationnement.

Cet été déjà à cause de la troisième vague de la pandémie et avec les vacances, l'effectif en poste au bloc opératoire de l'Hôtel-Dieu de Lévis était de 40%.

Photo : Radio-Canada

En raison d’un manque de personnel, les opérations ne sont pas toutes effectuées sur place, seulement les plus urgentes. Les autres sont reportées ou bien les malades sont transférés vers d’autres établissements de la région.

Ce week-end, seulement 30 % des effectifs du bloc sont disponibles. Avec la pandémie, les employés ont été fortement mis à contribution. Certains sont tombés malades et ne sont plus en mesure de travailler.

Pour pallier leur absence, une équipe de garde a été mise en place. Ce qui amoindrit considérablement toute marge de manœuvre et accentue la pression qui pèse sur le personnel de santé. Jean Lapointe, le directeur adjoint des Services professionnels au CISSS de Chaudière-Appalaches, a conscience du problème.

En hommes en visioconférence.

Jean Lapointe, responsable au CISSS de Chaudière-Appalaches, prévient que les prochains mois seront tout aussi difficiles.

Photo : Radio-Canada

Il souligne que ce fonctionnement à flux tendus s’observera également les prochains jours, après la fête du Travail et que les patients transférés ailleurs dans la région pour y subir une intervention chirurgicale seront réacheminés à Lévis où ils passeront leur convalescence.

Cette situation inquiète Laurier Ouellet, le président du syndicat des professionnels en soins de Chaudière-Appalaches. D’après lui, la conjoncture risque d’empirer.

Si on met plus de pression à St-Georges, Montmagny ou Thetford, ben bon sang, la même chose va se reproduire à ces endroits-là. Au lieu d'avoir un secteur problématique, il va y en avoir quatre, prédit-il.

Formations en cours

Jean Lapointe se veut rassurant. Il souligne que des travailleurs suivent présentement des formations pour exercer au bloc opératoire.

On va rehausser tranquillement notre équipe, mais on en a encore pour plusieurs mois.

Une citation de :Jean Lapointe, du CISSS de Chaudière-Appalaches

Pendant ce temps, les malades subissent les conséquences. Alexandra Poiré l’atteste. Sa mère s’est fracturé la hanche mercredi. Une ambulance l’a conduite à l’Hôtel-Dieu le jour même en soirée.

S’en est suivie une attente interminable pour être opérée. L’intervention prévue le lendemain a finalement été reportée au vendredi à Montmagny, puis au samedi à l’hôpital Saint-François d’Assise à Québec.

C’est des contradictions depuis le début qu’on a. C’est jamais la vérité. On nous fait miroiter toutes sortes d’affaires. Il y a complètement une faille dans le système. C’est aberrant, s’indigne Alexandra Poiré.

Une femme répond aux questions d'une journaliste devant l'entrée extérieure de l'hôpital de Lévis.

Alexandra Poiré n'est pas satisfaite de la manière dont sa mère, qui s'est fracturé la hanche mercredi, est traitée à l'hôpital.

Photo : Radio-Canada

Elle poursuit : Ma mère a payé toute sa vie le système de santé avec ses impôts, ses taxes et les soins de santé qu’elle reçoit aujourd’hui, c’est complètement médiocre.

La famille envisage de déposer plainte, avec l’espoir de contribuer à faire bouger les choses.

Avec les informations de Camille Carpentier et Pierre-Alexandre Bolduc

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