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Les progrès sont lents dans le protocole d’entente avec les chefs wet’suwet’en

Des tuyaux posés en long sur un chantier déblayé.

Le protocole d'entente a été négocié entre les représentants du gouvernement et les chefs héréditaires qui s'opposent au gazoduc de Coastal GasLink traversant les territoires traditionnels de la Première Nation (archives).

Photo : Image de l'association des entreprises et entrepreneurs indépendants (ICBA)

La Presse canadienne

Le ministre des Relations autochtones et de la Réconciliation de la Colombie-Britannique a déclaré que l'avancement d'un protocole d'entente signé l'année dernière et qui marquait le début d'une nouvelle relation entre les chefs héréditaires de la nation wet'suwet'en et les gouvernements fédéral et de la Colombie-Britannique a été plus lent que les parties ne l'auraient souhaité.

Dans un communiqué de presse, Murray Rankin affirme que la pandémie et la complexité des négociations sont à l'origine de la lenteur des progrès.

Il a rencontré des chefs héréditaires et dirigeants élus wet'suwet'en au cours des deux derniers jours, et les parties se sont engagées à mettre en œuvre le titre et les droits du protocole, a-t-il déclaré.

Un porte-parole des chefs héréditaires opposés au projet de pipeline n'a pas pu être joint pour commenter l'état des discussions.

Le protocole d'entente a été négocié entre les représentants du gouvernement et les chefs héréditaires qui s'opposent au gazoduc de Coastal GasLink traversant les territoires traditionnels de la Première Nation.

Le projet a entraîné des blocages ferroviaires et des manifestations à travers le pays au début de l'année dernière.

Gary Naziel, un sous-chef héréditaire wet'suwet'en qui soutient le projet de gazoduc, s'est dit heureux que les progrès soient lents, car davantage de personnes ont besoin de connaître le contenu du protocole d'entente.

Tout le monde doit être au courant, a-t-il déclaré dans une entrevue, ajoutant qu'il avait appris la visite du ministre vendredi matin.

M. Naziel, qui est également un conseiller élu de la nation witset sur le territoire wet'suwet'en, est en faveur du gazoduc parce qu'il estime que le projet aiderait l'économie de la région. Les gens savent déjà qu'ils ont un titre et des droits sur la terre, mais ce qui doit être discuté, c'est comment le développement doit avoir lieu sur le territoire, a-t-il déclaré.

Le protocole d'entente ne traite pas de l'opposition des Wet'suwet'en au gazoduc, qui fait partie d'un projet de terminal d'exportation de gaz naturel liquéfié de 40 milliards $ à Kitimat, sur la côte nord de la Colombie-Britannique.

Le protocole établissait également des échéances lors de sa signature en mai 2020 sur une période de 12 mois concernant les négociations affectant la compétence en matière d'aménagement du territoire, les ressources, l'eau, la faune, les poissons et le bien-être des enfants et des familles, entre autres.

Le document indique que le titre des Wet'suwet'en sur le territoire et leur droit de le gouverner sont reconnus par le Canada et la Colombie-Britannique. Cela signifie que les gouvernements ne pourront plus jamais approuver un projet sans que la Première Nation fasse partie de la décision.

Cinq conseils élus wet'suwet'en ont signé des accords avec Coastal GasLink, permettant la construction du gazoduc de 670 kilomètres sur leur territoire dans le nord de la Colombie-Britannique jusqu'à Kitimat.

M. Naziel a souligné de nouveau que les décisions sont prises à huis clos, ce qui n'est pas la façon traditionnelle de faire les choses.

Je le dis depuis un an, a-t-il déclaré. Ce n'est pas notre façon ça. Je suis toujours insatisfait de l'ensemble du processus.

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