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« On va devoir apprendre à vivre avec le virus », estime Christian Dubé

Christian Dubé, en conférence de presse, esquisse un geste de la main en répondant à une question.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé (archives)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Malgré les efforts de la population pour se faire vacciner et respecter les mesures sanitaires, la COVID-19 est là pour de bon, a prédit le ministre de la Santé, Christian Dubé, dans une volumineuse publication Facebook vendredi.

C’est la circulation du virus un peu partout dans le monde et l’apparition d’éventuels nouveaux variants qui lui font tirer cette sombre conclusion. On va devoir accepter un certain nombre de cas et un certain nombre d’hospitalisations, si on veut retrouver une vie normale, a-t-il écrit à l’aube de la longue fin de semaine de la fête du Travail.

Apprendre à vivre avec le virus, ça ne veut pas dire de capituler et de ne pas faire tout ce qu’il faut pour éviter que le virus ait le moins de conséquences possibles sur notre santé, a cependant insisté la Dre Cécile Tremblay, microbiologiste et infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), lors d'une entrevue au 15-18.

On n’est pas capable, personne, de mettre une date d’expiration [sur la pandémie]. Tout ce qu’on peut, c’est observer et prendre tous les moyens possibles pour minimiser l’impact de la COVID.

Une citation de :Dre Cécile Tremblay, microbiologiste et infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal

Le mois qui commence, avec la rentrée scolaire et le retour au travail, inquiète beaucoup le ministre de la Santé – tout comme la Dre Tremblay –, car les semaines à venir seront synonymes d’augmentation des contacts et donc d’augmentation des nouveaux cas et, au bout du compte, d’augmentation des hospitalisations.

Les prochaines semaines seront critiques pour nos hôpitaux, particulièrement ceux du Grand Montréal, a prévenu le ministre. Bien que les vaccins n’empêchent pas à 100 % d’attraper la COVID-19 ni d’être contagieux, ils diminuent grandement les risques d’hospitalisation, et c’est ce dont nous avons besoin collectivement, a-t-il ajouté.

Vendredi, l’Institut de santé publique du Québec estimait que 81,3 % des Québécois de 12 ans et plus ont reçu à ce jour deux doses du vaccin contre la COVID-19.

Le ministre de la Santé du Québec n’était pas la seule figure de la santé publique avec des pronostics peu encourageants. La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de l’Agence de la santé publique du Canada, a noté que le Canada pourrait enregistrer quelque 15 000 nouvelles infections quotidiennes si le rythme de la campagne de vaccination ne s’accélère pas chez les jeunes adultes.

Depuis la dernière mise à jour de la santé publique fédérale, en juillet dernier, le nombre moyen de cas de COVID-19 au pays est passé de 640 par jour à 3500 par jour, a indiqué la Dre Tam.

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