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Élections fédérales : les libéraux ne font pas de concession à l’Alberta

Tout au long de la campagne, ICI Alberta décrypte les plateformes électorales des principaux partis pour y relever les éléments qui s'adressent aux Albertains.

George Chahal applaudit alors que Justin Trudeau lève un bras au ciel devant une foule qui les acclame.

Contrairement à ce qu'il a fait lors de sa campagne en 2019, Justin Trudeau s'est arrêté à Calgary rapidement après le déclenchement des élections cette fois-ci.

Photo : (Twitter) / George Chahal

S’il est réélu, Justin Trudeau ne reculera ni sur la tarification du carbone ni sur ses ambitions climatiques, malgré la persistance des demandes du gouvernement albertain. Sa plateforme promet toutefois d’augmenter l'aide aux travailleurs et aux industries du secteur pétrolier pour trouver des revenus ailleurs.

Si certains espéraient que le Parti libéral du Canada (PLC) céderait un peu de terrain aux demandes albertaines dans l’espoir de faire des gains dans l’ouest, ils seront déçus.

L’Alberta et son économie sont mentionnées à quelques reprises dans la plateforme libérale, mais les principales revendications du gouvernement albertain sont passées sous silence ou carrément refusées.

Accélérer la fin des subventions à l’industrie fossile

Ainsi, le parti promet que la tarification sur le carbone, qui a suscité l’ire de l’Alberta, continuera d’augmenter.

Malgré les objections des conservateurs à chaque étape du processus, notre prix sur la pollution est reconnu internationalement comme un système modèle, dit le document.

Le PLC promet même désormais de mettre fin aux subventions aux énergies fossiles en 2023, soit deux ans plus tôt que prévu.

Les actions accréditives pour les industries du pétrole, du gaz et du charbon seront éliminées.

De son côté, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a dit qu’il mettrait fin à ces subventions dès son arrivée au pouvoir. Le Parti conservateur (PCC), lui, ne promet rien à ce sujet.

Le PLC exigera aussi que le secteur pétrolier et gazier en fasse plus pour atteindre la carboneutralité en 2050.

Celui-ci devra réduire ses émissions de méthane d’au moins 75 % en deçà des niveaux de 2012 d’ici 2030. L’ensemble de la pollution produite par cette industrie doit immédiatement cesser d’augmenter, maintient aussi le parti.

2 milliards pour les provinces désavantagées par la transition

Le PLC promet toutefois d’adoucir le coup pour les régions et les travailleurs qui souffriraient d’un ralentissement dans les secteurs polluants de l’économie.

Il créerait un fonds de 2 milliards de dollars pour favoriser la diversification économique en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Le parti renouvelle aussi sa promesse de déposer un projet de loi pour une transition équitable, qui permettrait d'atténuer les répercussions de la transition vers une économie à faible carbone sur les travailleurs et les communautés.

Le PLC avait pris le même engagement en 2019, mais ne l’a pas mené à bien et est demeuré vague sur ce qu’il pourrait contenir. Un processus de consultation auprès des membres de l’industrie, des syndicats et des gouvernements a cependant été lancé cet été.

40 millions pour le Campus Saint-Jean

Les libéraux assurent aussi qu’ils veulent assurer la protection et la pérennité du Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, ainsi que d’autres établissements postsecondaires francophones.

Ils s’engagent à faire passer, de façon permanente, le fonds pour les établissements d’enseignement postsecondaire dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire à 80 millions de dollars par an.

C’est deux fois plus que les 40 millions de dollars octroyés à l'heure actuelle. De leur côté, les conservateurs se sont engagés à une enveloppe additionnelle de 30 millions, et le Nouveau Parti démocratique a promis un appui, mais ne l’a pas chiffré.

Par ailleurs, le projet de loi pour la modernisation de la loi sur les langues officielles, promis depuis longtemps par les libéraux, est resté sur la table à la dissolution du Parlement.

Le parti promet de le faire adopter dans les 100 premiers jours de son prochain mandat, s’il est réélu.

Aucune mention de la péréquation

Le PCC a consacré plusieurs paragraphes de sa plateforme à l’importance de réduire le sentiment d’aliénation de l’Ouest canadien. Il promet de verser rétroactivement aux provinces des paiements de stabilisation fiscale, comme le réclame le gouvernement albertain, et d’adopter un projet de loi sur l’équité de la péréquation et des transferts.

Le programme libéral ne mentionne rien à ce sujet. En décembre, le gouvernement Trudeau avait haussé le plafond du programme de stabilisation fiscale, mais l’Alberta s’était dite déçue de la timidité de cette modification.

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