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Les Jeux du rire et des sourires pour Camille Bérubé

Une jeune nageuse tient la tête de sa compatriote en regardant les résultats au tableau indicateur après une course.

Camille Bérubé (à gauche) en compagnie de Danielle Dorris après le 100m dos S7 aux Jeux paralympiques de Tokyo.

Photo : Getty Images / Lintao Zhang

La nageuse Camille Bérubé a terminé son expérience aux Jeux paralympiques sans arriver à se qualifier pour la finale du 50 m papillon S7, tard jeudi soir. L’athlète de Gatineau a parcouru la distance en 42 sec 35/100.

C’est sa compatriote, Danielle Dorris, qui a remporté l’or en 32,99. Mais, Bérubé a tout de même profité au maximum de son expérience à Tokyo au cours des derniers jours.

Mon objectif en venant aux Jeux était d’avoir le plus de plaisir possible et ça a fait toute la différence. J’ai une belle équipe, de beaux coéquipiers. Ce sont les Jeux lors desquels j’ai eu le plus de plaisir et j’ai le plus ri. Ça en dit beaucoup malgré la pression, lance la paranageuse, très heureuse de son expérience. 

Camille Bérubé a pris le temps de ralentir, pas lors des courses, mais à l’extérieur de la piscine, dit-elle. Cette décision l’a bien servie pendant les Jeux.

Une femme qui nage dans une piscine.

Camille Bérubé lors de la compétition du 100m brasse SB6 aux Jeux paralympiques de Tokyo.

Photo : Scott Grant

J’ai pris le temps de savourer tous les moments et ça fait la différence pour mes performances aussi.

Une citation de :Camille Bérubé, nageuse paralympique

La nageuse de 26 ans a offert les meilleures performances de sa carrière dans la piscine de Tokyo. Elle a pris le 5e rang du 200 m quatre nages avant de battre le record canadien au 100 m brasse. Bérubé a aussi pris le 5e rang du 100 m dos. 

Je savais que le podium allait être difficile à rejoindre, mais je ne savais pas à quel point ça allait être serré (au 200 m). Quand j’ai regardé le tableau, je me suis dit que ça avait été vraiment proche. D’être si près pour une première finale paralympique, c’était spécial. Ensuite, de briser un record canadien avec un meilleur temps à vie, j'étais très contente, explique Bérubé.

Je suis très satisfaite. La médaille n’a pas vraiment d'importance pour moi. Je suis fière de ce que j’ai accompli, dit-elle, en précisant que plusieurs belles performances passent sous le radar lorsqu’elles ne sont pas récompensées d’une médaille.

Camille Bérubé en entrevue.

Camille Bérubé croit que les athlètes pourront tirer des leçons du report des Jeux paralympiques de Tokyo.

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Selon elle, la pandémie de COVID-19 et le report d’un an des Jeux a joué un grand rôle dans ses performances des derniers jours. 

Rien n’arrive pour rien. Je ne pense pas que j’aurais nagé aussi vite en 2020. On a mis l’accent sur de l'entraînement spécifique. Je m’entrainais seule avec mon entraîneur. On a appris beaucoup. On a trouvé une recette gagnante.

Une plus grande place aux Jeux paralympiques

Bérubé ne cache pas que sa première course a été spéciale avec le grand silence qui régnait à la piscine. D’habitude, tu entends un banc qui craque ou une feuille qui froisse. Là-bas c’était le silence radio, explique la nageuse en précisant que ces Jeux plus intimes ont permis à certains athlètes de mieux faire. 

Mais, elle ajoute que si la foule était absente sur place, les Canadiens ont senti l’appui du pays pendant les Jeux. 

On entendait que nos coéquipiers et les employés des délégations, mais on sentait en même temps l’amour et le support de la maison. J’ai eu des photos, des vidéos des réactions de mes moments forts.

Pour elle, les Jeux ont profité de la pandémie pour se faire une plus grande place dans les maisons des téléspectateurs. 

Danielle Dorris se tient sur le podium avec sa médaille d'or et son bouquet.

La nageuse canadienne Danielle Dorris a remporté deux médailles d'or à Tokyo.

Photo : Getty Images / Alex Pantling

Les gens sont intéressés par les Jeux. Ils ont eu plus de couvertures en heure de grande écoute. Ça fait la différence. C’est un boost pour le public et les athlètes. Ils méritent la reconnaissance. C’est un vent de fraîcheur, affirme Bérubé, qui a vu l’intérêt grandir entre ses premiers Jeux, à Londres en 2012, et maintenant. 

J’ai vu une croissance des demandes médiatiques. Il y a un grand effort qui est fait. Le comité paralympique et les médias sont aidés par le boom avec les technologies, les Zoom et autres. La pandémie a aidé pour ça, on peut apprendre des leçons.

Camille Bérubé compte encore nager au plus haut niveau pendant un an, mais elle ne sait toujours pas si elle se lancera dans un autre cycle en vue des Jeux paralympiques de 2024 à Paris. 

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