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Entente-cadre sur la chasse à l’orignal dans la réserve faunique La Vérendrye

Des policiers discutent devant un barrage érigé par des communautés autochtones.

Les membres des communautés de Lac-Barrière, Kitigan Zibi, Kitcisakik réclamaient un moratoire de 5 ans sur la chasse à l’orignal dans la réserve faunique La Vérendrye (archives).

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Radio-Canada

La signature d’une entente-cadre a résulté des négociations sur la chasse à l’orignal dans la réserve faunique La Vérendrye, jeudi. Le nouvel accord vise à assurer la préservation du cheptel et la paix sociale.

Les tensions étaient vives l’automne dernier entre chasseurs autochtones et allochtones. Au point où la Sûreté du Québec a parfois dû intervenir.

Des Algonquins préoccupés par le déclin du nombre d’orignaux sur leur territoire traditionnel avaient imposé leur propre moratoire. Des points de contrôle avaient été mis en place à divers endroits dans la réserve faunique.

Le gouvernement du Québec et les chefs algonquins avaient conclu, en avril dernier, un accord de principe qui prévoit un moratoire d’au moins un an sur la chasse à l’orignal dans la réserve faunique.

Une série de mesures intérimaires est prévue par l’entente-cadre, qui [encadrera] la chasse, dans la réserve faunique, durant l’élaboration d’une entente de collaboration plus complète entre le gouvernement du Québec et les communautés algonquines de la région, peut-on lire dans un communiqué du Cabinet du ministre responsable des Affaires autochtones.

La vente de permis de chasse à l’orignal est donc suspendue à partir de la saison 2021 sur le territoire de la réserve faunique. La suspension sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2023.

Sous réserve des résultats des études réalisées sur le terrain, du 1er avril 2023 au 31 mars 2024, la vente de permis de chasse à l’orignal sera ensuite autorisée pour un maximum de 100 groupes de quatre personnes, écrit-on.

Des précisions seront apportées quant aux modalités de la chasse pour les saisons suivantes.

Les mesures intérimaires mises en place permettront des études communes, sur le terrain, lesquelles serviront à déterminer la capacité du milieu et la qualité de l’habitat du cheptel, mentionne par écrit le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour.

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, souligne que l’entente permettra de prioriser l’équilibre à long terme et les générations futures pourront profiter de la présence d’un cheptel abondant et stable et d’une saine cohabitation entre les communautés autochtones et les chasseuses et chasseurs récréatifs, par voie de communiqué.

M. Lafrenière dit avoir espoir que le conflit prendra fin avec ce temps d’arrêt qui favorisera un lien de collaboration entre les différentes parties.

Le comité de suivi de l’entente-cadre doit se réunir vendredi.

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