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La Nouvelle-Écosse envisage de maintenir à court terme le contrôle des loyers

John Lohr donne une conférence de presse.

John Lohr, ministre des Affaires municipales et du Logement de la Nouvelle-Écosse, explique que toutes les options sont envisagées pour réduire la crise du logement.

Photo : CBC

Radio-Canada

Le ministre du Logement, John Lohr, affirme qu’il se préoccupe beaucoup des fortes hausses de loyer et que son gouvernement envisage toutes les options pour répondre à cette crise, y compris celle de prolonger le contrôle des loyers au-delà de l’état d’urgence actuel.

Il a fait ces déclarations jeudi à Halifax peu après une réunion du Cabinet.

Une limite temporaire de 2 % sur les hausses des loyers est entrée en vigueur l’automne dernier en raison de la crise du logement. Des gens avaient de la difficulté à acheter une maison ou à rester dans leur appartement où ils étaient menacés d’être expulsés pour faire place à des rénovations. Des campements de fortune sont apparus ici et là dans la région d’Halifax.

Des hausses de loyer « décevantes »

La limite de 2 % imposée par l’ancien gouvernement libéral est liée à l’état d’urgence. Elle doit se terminer à la première des deux éventualités suivantes : le 1er février 2022 ou lorsque l’état d’urgence sera levé.

Des locataires et leurs défenseurs craignent de voir de fortes hausses de loyers, voire des hausses de 100 %, lorsque la limite sera abolie. Ces intervenants craignent aussi une explosion de l’itinérance en plein hiver.

Le premier ministre Tim Houston et son ministre du Logement ont dit croire qu’un plus grand nombre de logements est la solution à long terme, plutôt qu’un contrôle des loyers. Mais John Lohr a dit jeudi qu’il poursuit les discussions avec les intervenants et qu’il examinera toutes les avenues possibles, y compris celle de prolonger la limite sur les hausses de loyer.

John Lohr qualifie de décevantes certaines hausses de loyer dont il entend parler.

À la recherche de solutions

Le ministre Lohr dit avoir discuté de la question du logement avec le maire d’Halifax, Mike Savage, jeudi matin, et qu’ils ont les mêmes préoccupations à ce sujet.

La Municipalité a reproché au gouvernement provincial d’avoir failli à la tâche en laissant la région se débrouiller avec des refuges engorgés et des campements de fortune. Il y a eu dans certains cas des confrontations entre la police et le public. Des intervenants ont accusé le gouvernement de ne pas en faire assez pour aider la région.

Le ministre Lohr estime qu’il est préférable de se concentrer sur la recherche de solutions constructives plutôt que sur la critique du gouvernement sortant.

Des entreprises prennent une position

Un regroupement provincial de propriétaires (l'Investment Property Owners Association of Nova Scotia) a acheté une page de publicité, jeudi, dans le Chronicle Herald, un quotidien d’Halifax, pour dénoncer une injustice en matière de hausse des loyers et pour demander à tous les intervenants de collaborer afin de trouver des solutions.

Selon le regroupement, les actions de quelques propriétaires ne sont pas représentatives de la majorité d’entre eux en Nouvelle-Écosse.

La publicité comprend la signature de 25 entreprises de location, y compris certaines des plus grandes en ce domaine dans la province.

L’opposition appuie le maintien de la limite

Le chef du NPD, Gary Burrill, dit qu’il n’a pas encore eu l’occasion de discuter du logement avec le premier ministre.

Gary Burrill croit que certains propriétaires n’ont aucune intention d’attendre que le nombre de logements disponibles augmente avant d’imposer de fortes hausses de loyer. C’est pourquoi, selon lui, il faut conserver la limite sur les hausses de loyer jusqu’à ce qu’il y ait plus de logements abordables.

Le chef du Parti libéral, Iain Rankin, demande aussi que la limite reste en vigueur jusqu’à ce que le nombre de logements disponibles et la demande s’équilibrent.

John Lohr, député de Kings Nord, est lui-même un propriétaire; en effet, lui et d’autres membres de sa famille possèdent deux maisons locatives dans la vallée d’Annapolis. Le ministre a d’ailleurs demandé au commissaire aux conflits d’intérêts de lui donner son avis à ce sujet.

Avec les renseignements de Michael Gorman, de CBC

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