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252 retraités de Groupe Capitales Médias disent avoir été « sacrifiés »

Des exemplaires de journaux de Groupe Capitales Médias (GCM).

Des journaux de Groupe Capitales Médias (archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Des retraités du défunt Groupe Capitales Médias (GCM) allèguent que leurs syndicats les ont mal représentés dans les négociations ayant mené à la suppression de leurs régimes de retraite et d’assurances collectives. Ils disent avoir été « sacrifiés » pour préserver des emplois.

Après plusieurs mois de retard attribuables à la pandémie, les audiences du Tribunal administratif du travail (TAT) concernant les plaintes déposées par 252 retraités syndiqués de GCM contre des syndicats affiliés à la CSN et à Unifor ont débuté jeudi à Québec.

Les plaignants reprochent aux syndicats de ne pas leur avoir donné l’occasion de s’exprimer ni de se prononcer sur le contenu des ententes conclues avec l’employeur qui ont amputé de 20 à 25 % leurs rentes de retraite.

C’est comme si vous aviez des économies pour votre retraite personnelle puis tout d’un coup, on vous dit : "bien, il y en a 20 % de moins" [...] On fouille dans votre compte de banque puis, c’est comme ça, vous n’avez pas un mot à dire, dénonce en entrevue à Radio-Canada Pierre Pelchat, porte-parole des associations de retraités du Soleil, du Quotidien, du Nouvelliste et de la La voix de l’Est.

« On nous a placés devant un fait accompli, puis c’est à prendre ou à laisser [...] L’action des syndicats, pour nous, a été extrêmement dévastatrice, et on ne comprend pas pourquoi ils ont agi de cette façon-là. »

— Une citation de  Pierre Pelchat, porte-parole des plaignants

Coopératives

Les six journaux régionaux qui appartenaient autrefois à GCM ont été restructurés en coopératives de travailleurs.

Selon les plaignants, en soutenant les projets de coopératives tout en négociant la suppression des régimes de retraite et des assurances collectives, les syndicats se sont placés en conflit d’intérêts.

Un moment donné, ils se sont dits : on va préserver les entreprises, sauver les emplois, mais les retraités, c’est bien de valeur, ils vont perdre de l’argent, c’est tout [...] On a comme été oubliés et sacrifiés dans l’opération, affirme Pierre Pelchat.

Au total, cinq journées d’audiences sont prévues devant le TAT d’ici la fin du mois d’octobre.

Des régimes de retraite déficitaires

La Fédération nationale des communications et de la culture (FNC–CSN) se défend de ne pas avoir fait tout ce qui était en son pouvoir pour défendre ses membres.

Dans tous les cas de figure, les régimes de retraite auraient été liquidés, croit la présidente par intérim, Annick Charette.

Il faut comprendre qu’au moment de la faillite en 2019 du Groupe Capitales Médias, [...] des régimes de retraite étaient déjà plombés [...], étaient déficitaires de plusieurs millions de dollars [...] entre 50 et 60 millions de dollars de déficit [...] lequel était multifactoriel dont notamment dû à la chute des taux d’intérêt, explique-t-elle.

Selon Mme Charette, si la faillite avait été actée, les régimes de retraite auraient été liquidés. À la fin du montage financier pour créer la coopérative, les principaux bailleurs de fonds [...] des régimes de retraite a dit qu’il ne pouvait pas soutenir la coopérative à moins que le régime de retraite soit liquidé, parce que c’était trop gros.

De plus, aucun repreneur ne garantissait la survie de l’entité et aucun repreneur ne garantissait pas non plus la survie des régimes de retraite, conclut-elle.

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