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Légionellose : Organigram nie avoir fait preuve de négligence en 2019

Quelques voitures sont garées devant l'usine.

Organigram argumente qu’elle a fait tout ce qui était raisonnablement nécessaire afin de surveiller et de gérer les risques de niveaux élevés de la bactérie de légionelle dans ses installations (archives).

Photo : CBC/Shane Magee

Pascal Raiche-Nogue

L’entreprise Organigram présente sa défense face à 11 poursuites en lien avec l’éclosion de légionellose, en 2019 à Moncton. Le producteur de cannabis nie toute responsabilité et réfute les allégations de négligence.

En juin dernier, onze plaignants ont déposé des poursuites au civil en Cour du Banc de la Reine. Ces personnes affirment qu’elles ont contracté la légionellose lors de l’éclosion de l’été 2019, à Moncton, et qu’elles sont tombées malades.

Dans leur poursuite, elles allèguent qu’Organigram a fait preuve de négligence dans l'entretien de ses tours de refroidissement. Les plaignants avancent aussi que l’entreprise a mis trop de temps avant d’informer le public des risques, lorsque la présence de la bactérie légionelle a été détectée dans une tour de refroidissement.

Le toit d'une tour de refroidissement de l'usine d'Organigram.

La source de l’éclosion de 2019 était l’un de ces dispositifs, situé sur le toit de son usine de Moncton. L’éclosion a pris fin le 12 septembre 2019 (archives).

Photo :  CBC

Dans des exposés de la défense déposés le 31 août, dont Radio-Canada Acadie a obtenu copie, l’entreprise nie avoir fait preuve de négligence. Elle indique qu’elle a agi raisonnablement et avec diligence en lien avec l’opération, la gestion, l’entretien, la surveillance, les tests, la désinfection et l’utilisation de ses tours de refroidissement.

Elle soutient également avoir informé le public des risques.

Cependant, la province a refusé pendant plus d’un an de dévoiler la source de l'éclosion, en affirmant qu’il n’y avait plus de risques pour la santé du public. Ce n’est qu’en décembre 2020 – grâce à des demandes d’accès à l’information et d’une plainte subséquente de la CBC – que l’on a pu confirmer que la source de l’éclosion était une tour de refroidissement d’Organigram.

L’entreprise a alors reconnu pour la première fois qu’elle avait joué un rôle dans l’éclosion de légionellose et affirmé qu’elle regrettait profondément l’impact de cet incident sur les membres de notre communauté et leurs familles.

Aucune causalité, selon Organigram

Dans les exposés de la défense déposés cette semaine, Organigram affirme que c’est elle qui a rendu public, en décembre 2020, le fait que des niveaux élevés de légionelle avaient été détectés dans l’une de ses tours de refroidissement en août 2019.

La bactérie responsable de la légionellose.

Selon Organigram, les niveaux élevés de la bactérie légionelle dans l'une de ses tours de refroidissement « coïncidait » avec l’éclosion de légionellose.

Photo : La Presse canadienne / AP / Janice Haney Carr

Elle affirme qu’il n’y a pas de lien de cause à effet entre l’éclosion de légionellose et les problèmes de santé évoqués par les plaignants dans les poursuites. Et elle ajoute qu’elle ne serait pas responsable s’il s’avérait qu’un lien existait entre les deux.

Organigram demande à la Cour du Banc de la Reine de rejeter les poursuites. Des dates d’audience n’ont pas encore été fixées pour ces onze causes.

Les porte-parole d’Organigram et du cabinet d’avocats d’Halifax qui représente les plaignants n’ont pas souhaité faire de commentaire sur ces exposés de la défense.

Avec des informations de Shane Magee de CBC

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