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Le promoteur immobilier Giuseppe Borsellino est décédé

Elina Saputo et Giuseppe Borsellino, près de bustes à leur image.

Elina Saputo et Giuseppe Borsellino lors du dévoilement de bustes à leur effigie, à Montréal, en 2009.

Photo : La Voce

Radio-Canada

L’homme d’affaires montréalais Giuseppe Borsellino est décédé. À la tête du groupe Petra, il avait bâti un imposant empire immobilier.

Selon l’homme d’affaires Vincent Chiara, qui était proche de lui, M. Borsellino a rendu l’âme après avoir subi une crise cardiaque dans la cour de sa résidence familiale, mercredi soir.

M. Chiara s’est montré surpris par le décès de M. Borsellino, affirmant qu’il était actif et très en forme malgré ses 80 ans passés. Il était à son bureau mercredi et avait joué au golf il y a quelques jours.

C’était un grand philanthrope. La communauté québécoise perd un grand monsieur, a-t-il dit. Il était très près de la communauté italienne. C’était un pilier, toujours à l’écoute des besoins des gens.

Le Groupe Petra, qu’il a fondé au milieu des années 80, possède aujourd’hui plusieurs dizaines d’immeubles prestigieux dans la grande région montréalaise, dont le 1000 de la Gauchetière Ouest et la Tour CIBC.

Giuseppe Borsellino était marié à Elina Saputo, sœur de l'homme d'affaires Lino Saputo. Il était d’ailleurs un partenaire d’affaires de ce dernier depuis les années 60.

Enquête avait révélé l’an dernier, en s’appuyant sur l’enquête d’un ancien policier américain, que M. Borsellino avait agi comme intermédiaire entre le chef mafieux américain Joe Bonnano et Lino Saputo.

Un document d’archives conservé par ce policier, Eugene Ehmann, affirmait en outre que MM. Borsellino et Saputo avaient été identifiés dans les années 70 comme des acteurs du crime organisé par la GRC.

Enquête avait en outre dévoilé des images exclusives montrant que M. Borsellino était présent au 50e anniversaire de mariage de Nicolo Rizzuto, patriarche du clan mafieux du même nom.

Giuseppe Borsellino, Libertina Manno, Nicolo Rizzuto et Elina Saputo.

Giuseppe Borsellino, Libertina Manno, Nicolo Rizzuto et Elina Saputo en 1995.

Photo : Source confidentielle

M. Borsellino, qui n’a jamais fait face à des accusations criminelles, avait refusé de répondre aux questions de l'équipe d'Enquête.

Son avocat avait affirmé dans une lettre que son client n’avait rien à se reprocher.

Le nom de M. Borsellino avait aussi rebondi à la commission Charbonneau, lorsqu'un cadre de la Ville de Montréal avait affirmé que l'homme d'affaires avait mis la main sur terrain de façon irrégulière, grâce à une intervention de l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino.

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