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L’Î.-P.-É. championne de l’achat local, suivie de la Nouvelle-Écosse et du Québec

Un panier d'épicerie avec une affiche disant « Ajoutez les produits d'ici dans votre panier, c'est soutenir les familles d'ici. Pensez-y! »

De façon plus générale, l'achat local a considérablement augmenté partout au Canada selon les chercheurs de l'Université Dalhousie (archives).

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

La Presse canadienne

De toutes les provinces canadiennes, c'est à l'Île-du-Prince-Édouard qu'on retrouve la plus grande proportion de gens qui achètent majoritairement des aliments locaux, soit 39,5 % de la population. C'est ce que révèle une enquête publiée jeudi par des chercheurs canadiens du secteur de l'agroalimentaire de l'Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse.

L'Île-du-Prince-Édouard est suivie ex aequo par le Québec et la Nouvelle-Écosse, avec près du tiers de la population qui s'alimente en produits locaux. L'Ontario se classe en quatrième position, suivi de la Colombie-Britannique.

Fruits et légumes

À l'inverse, cette province de l'ouest se classe première dans la catégorie des provinces où l'on consomme le plus de fruits et légumes. Quant au Québec, qui détient la troisième place, on y compte 30,7 % d'adeptes de fruits et légumes.

L'Île-du-Prince-Édouard, ainsi que Terre-Neuve-et-Labrador finissent pour leur part en queue de peloton. En d'autres termes, l'Île-du-Prince-Édouard a beau être la championne de l'achat local, on y mange beaucoup moins de fruits et de légumes quotidiennement.

Une illustration tirée du Guide alimentaire canadien.

Chaque année, les chercheurs de l'Université Dalhousie sondent la population pour évaluer si elle achète une quantité suffisante de fruits et de légumes par rapport aux recommandations du Guide alimentaire canadien (archives).

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

D'après les chercheurs de l'Université Dalhousie, moins du tiers des Canadiens consomment la quantité recommandée tous les jours par le Guide alimentaire canadien. Toutefois, quelques jours par semaine, 43,1 % des Canadiens achètent suffisamment de ces produits.

Par ailleurs la majorité des Canadiens, soit 86,6 %, achètent leurs fruits et légumes à l'épicerie alors que 4,6 % optent plutôt pour un marché fermier.

Pesticides

La question des pesticides a préoccupé bien des Canadiens ces derniers jours, jusqu'à s'immiscer dans le débat public. Ainsi, 63 % des Canadiens s'inquiètent de la quantité de pesticides qui pourrait se retrouver dans leurs fruits et légumes achetés à l'épicerie.

Ce pourcentage baisse à 47 % pour ceux qui s'approvisionnent dans les marchés publics. Ces chiffres indiquent donc que les gens tendent à penser qu'on retrouve moins de pesticides dans les produits achetés directement des marchés fermiers.

Un homme avec des lunettes devant un panneau portant le nom de l'Université Dalhousie.

Le chercheur Sylvain Charlebois estime qu'il ne faut pas s'inquiéter plus que cela au sujet des pesticides.

Photo : Elvis Nouemsi Njiké

Doit-on réellement s'inquiéter des pesticides?

Pas tant que ça, répond le chercheur Sylvain Charlebois, qui précise que seulement une infime portion de résidus se retrouve dans les aliments que l'on achète. De plus, les résidus disparaissent facilement en lavant adéquatement les produits achetés.

Le facteur prix

Le sondage, effectué auprès de plus de 10 000 Canadiens, indique que 39,5 % des personnes sondées citent le prix comme un frein à la consommation de fruits et légumes.

Un peu plus de 30 % des gens affirment que la préparation liée aux fruits et légumes - comme les couper - est la principale raison pour laquelle ils renoncent à en acheter. Les gens voient les fruits et légumes comme du travail, résume Sylvain Charlebois.

Or, moins on mange de fruits et de légumes, plus on est enclin à tomber malade, selon le professeur d'agroalimentaire à l'Université Dalhousie. Le Dr Vasantha Rupasinghe, son collègue, déplore que si peu de personnes soient au fait des valeurs nutritionnelles des différents aliments et de leurs propriétés spécifiques.

Même à l'école de médecine, cet aspect est peu abordé, souligne-t-il.

D'après le titulaire de la chaire Killam sur les aliments fonctionnels et nutraceutiques, consommer de bons ingrédients peut réellement aider à prévenir les maladies et renforcer le système immunitaire.

Il espère que la pandémie aura pour effet d'inciter les Canadiens à s'intéresser davantage à la façon dont les aliments peuvent aider à maintenir une bonne santé.

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