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La demande pour remplir les puits de surface explose en Estrie

Le niveau d’eau dans son puits a chuté de 30 centimètres depuis la semaine dernière.

Le niveau d’eau dans les puits ont fortement diminué.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'assèchement des puits de surface et des puits artésiens fait exploser la demande pour la livraison d'eau. Eric Ouimette, dont l'entreprise offre ce service à Valcourt, affirme que la demande a presque doublé au cours des dernières semaines.

Cela représente 75 % des activités normales que l'on voyait dans les dernières années, explique-t-il. Un remplissage coûte de 250 à 800 $, selon la distance pour se rendre au client.

L'entrepreneur estime que la situation découle d'un manque de précipitations au cours de la dernière année et demie.

À partir du printemps 2020, on a remarqué qu'il n'y a pas eu de précipitations pendant le temps des sucres. Les producteurs ont réussi à faire leurs semis de très de bonne heure, parce qu'il n'y a pas eu de précipitations non plus. L'été, cela a été moyennement. L'automne passé, on avait déjà commencé à alimenter plusieurs puits à sec.

Ça s'est replacé un peu pendant l'hiver. Mais celui-ci a été très faible en précipitations de neige. Ce qui fait qu'au printemps, on était encore à court d'eau et maintenant, c'est le résultat final de tout ça.

Une citation de :Eric Ouimette, Transport d'eau Ouimette

Eric Ouimette soutient qu'un manque d'eau similaire de remplir les puits était survenue en 2012, mais pas aussi grave que maintenant.

Il y a des villes qui manquent d'eau, des petites municipalités qui manquent d'eau. Beaucoup de fermes porcines, laitières, qui n'ont jamais eu de problèmes qui manquent d'eau, affirme-t-il.

Les puits artésiens, la solution à long terme?

L'assèchement des puits de surface amène de nombreux citoyens à réfléchir à l'idée de creuser plus profondément la terre pour avoir accès à un puits artésien. Eric Ouimette croit d'ailleurs que certains n'auront pas le choix d'opter pour cette solution, pour une solution à long terme, mais que cela ne se fait pas sans difficulté.

Les puisatiers commencent à le dire : on a de plus en plus de contraintes pour aller chercher de l'eau.

Une citation de :Eric Ouimette, Transport d'eau Ouimette

L'entrepreneur s'alimente pour sa part auprès de la Ville de Valcourt et de la Ville de Sherbrooke, qui peuvent fournir de l'eau potable. Mais lui-même a des préoccupations quant à l'accès à cette matière première.

J'imagine qu'un jour, il va y avoir des restrictions pour certaines utilisations, conclut-il.

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