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Fausse infirmière inculpée à Ottawa : des antécédents pour des crimes similaires

Brigitte Cléroux aurait usurpé l’identité de plusieurs personnes dans trois provinces et deux États.

Une photo de l'accusée.

Brigitte Cléroux a été arrêtée le 23 août.

Photo : Service de police d'Ottawa

Radio-Canada

Pendant 30 ans, Brigitte Cléroux a usurpé l’identité de plusieurs personnes, allant d’une enseignante à une infirmière autorisée. Elle aurait poursuivi ses activités dans trois provinces et deux États.

Brigitte Cléroux, une Gatinoise de 49 ans, a été arrêtée le 23 août par le Service de police d’Ottawa (SPO), qui la soupçonne d’avoir frauduleusement exercé le métier d’infirmière dans une clinique médicale et dentaire.

Les enquêteurs ont indiqué mercredi avoir déposé des accusations contre Brigitte Cléroux pour une série de crimes dont agression armée et négligence criminelle causant des lésions.

Dans la clinique où elle est soupçonnée d’avoir frauduleusement exercé le métier d’infirmière, ses fonctions consistaient notamment à administrer des médicaments, y compris par injection.

La police a mentionné que l’accusée avait employé plusieurs pseudonymes et prenait la place d’infirmières autorisées dont elle avait usurpé frauduleusement l’identité.

Des documents judiciaires révèlent cependant que la femme aurait répété le même stratagème à plusieurs reprises.

Des études en soins infirmiers, mais pas de certification

Selon une décision rendue par un tribunal albertain en 2011, Brigitte Cléroux aurait fréquenté une école en soins infirmiers au Colorado, aux États-Unis. Elle n’y aurait toutefois terminé que deux années dans un programme de quatre ans, et n’aurait donc jamais obtenu de certification.

Le nom de Brigitte Cléroux figure sur la liste des praticiens non autorisés, qui se trouve sur le site web de l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario. Ce registre vise à signaler des individus qui ont tenté de se faire embaucher comme infirmière sans avoir de permis de pratique.

Selon cette liste, Brigitte Cléroux a employé divers noms dans la région d’Ottawa, comme Brigitte Marier, Brigitte Fournier, Mélanie Cléroux, Mélanie Gauthier, Mélanie Thompson et Mélanie Smith.

Il s’agit du deuxième ordre provincial à diffuser un avertissement à propos de Brigitte Cléroux.

Condamnée il y a 30 ans

Brigitte Cléroux aurait été inculpée en 1991 au Québec. Elle aurait été, à l’époque, accusée d’usurpation d’identité et de faux alors qu’elle était âgée de 19 ans, selon des documents judiciaires. Elle aurait plaidé coupable et aurait été condamnée à un mois de prison.

En 2002, elle aurait été reconnue coupable de méfaits et de dommages matériels en Floride. Les services correctionnels de l'État a répertorié 11 pseudonymes qu’elle aurait prétendument utilisés. Elle serait qualifiée de fugitive recherchée pour un délit lié à sa probation.

Trois ans plus tard, en 2005, elle aurait obtenu un emploi d’infirmière dans un hôpital d’une petite ville de l’Ontario après avoir volé et falsifié une certification d’infirmière.

L’année suivante, elle a été condamnée à payer une amende de 60 000 $ pour avoir travaillé dans un hôpital sans les compétences et la certification appropriées.

Quatre ans plus tard, l'Ordre et l'Association des infirmières diplômées de l’Alberta avertissaient les employeurs que Brigitte Cléroux, qui s’appelait Brigitte Cléroux Marier, avait été accusée pour s’être fait passer pour une infirmière.

L’accusée aurait été libérée sous caution dans l’attente de son procès, mais ne s’y est finalement pas présentée. Le tribunal a alors lancé un mandat d’arrêt contre elle.

Le lendemain, la police ontarienne l’arrêtait à nouveau, toujours sous les motifs de s’être fait passer pour une infirmière.

Des documents falsifiés devant les tribunaux

La police ainsi que les ordres d'infirmières ont à maintes reprises été avertis par des employeurs qui appelaient pour vérifier les antécédents et les références de Brigitte Cléroux.

Dans une décision rendue en 2011, un juge de l’Alberta a qualifié ses crimes d’infractions de malhonnêteté.

Dans cette cause, Brigitte Cléroux aurait même soumis de fausses lettres de recommandation au tribunal afin d’influencer sa condamnation, l’une provenant de sa belle-mère, l’autre d'une amie.

Par le passé, Brigitte Cléroux aurait admis avoir falsifié un certificat d’infirmière autorisée pour appuyer une demande d’emploi, donné une fausse pièce d’identité à la police et usurpé l’identité d’un ancien colocataire grâce à un certificat de naissance pour obtenir une fausse pièce d’identité.

L’accusée se serait aussi fait passer pour une professeur de sciences à Calgary sans aucune formation.

Malgré des périodes d’emploi honnête, où un juge de l’Alberta a déclaré qu’elle aurait dû être reconnaissante pour ses chances de se racheter, Brigitte Cléroux a utilisé ces postes de confiance pour poursuivre ce stratagème malhonnête.

La police d’Ottawa soupçonne que Brigitte Cléroux pourrait avoir fait d’autres victimes dans d’autres cliniques.

Le corps policier invite quiconque détenant de l’information pouvant aider à son enquête à communiquer avec l’Unité des enquêtes criminelles de la division Est, au 613 236-1222, poste 5625.

Avec les informations de Shaamini Yogaretnam, de CBC

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