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Mandat de grève de 10 jours dans 60 CPE de Québec et Chaudière-Appalaches

Une petite table pour enfants est recouverte d'un jeu avec des chiffres et des lettres dans une salle qui accueille des enfants.

Une salle de garderie

Photo : iStock

Les syndiquées d'une soixantaine de CPE de Québec et Chaudière-Appalaches ont voté massivement jeudi en faveur d'un mandat de grève de 10 jours. Le débrayage pourrait avoir lieu d'ici les prochaines semaines.

Environ 1500 travailleuses se disent insatisfaites des offres salariales du gouvernement Legault. Elles revendiquent entre autres une augmentation de salaire équitable pour tous les titres d'emploi.

 Nous avons été extrêmement déçues des offres du gouvernement. Le gouvernement propose une augmentation allant jusqu’à 12 % pour les éducatrices qualifiées, mais considérablement moins pour les autres titres d’emploi, pourtant tout aussi indispensables pour les enfants et leurs parents.  , déplore Mélanie Pelletier, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des CPE de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Pour les syndiquées, les écarts entre les salaires offerts dans les CPE et les services de garde scolaires sont aussi trop importants. Avant la négociation du secteur public, une technicienne en service de garde scolaire obtenait 29,05 $ de l’heure au maximum de l’échelle, tandis que le taux horaire maximal s'élevait à 25,25 $ pour une éducatrice en CPE qui a pourtant la même formation, affirme le syndicat.

Au terme de la convention, la technique d’éducation à l’enfance demeurera la moins payante de toutes les techniques équivalentes.

Une citation de :Mélanie Pelletier, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des CPE de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN

Sans contrat de travail

Sans contrat de travail depuis 18 mois, les syndiquées réclament également plus de moyens pour offrir de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers, ainsi que le respect en tout temps des ratios pour assurer la sécurité des tout-petits.

 Avec ce qui est sur la table, les travailleuses qui éduquent et accompagnent nos tout- petits jour après jour dans les CPE de la région seront encore plus motivées d’exercer dès l’automne leur mandat de grève , souligne Marjorie Guay, vice- présidente régionale de la FSSS-CSN.

La CSN consulte actuellement les 11 000 travailleuses qu'elle représente pour obtenir un mandat de grève dans les autres régions du Québec.

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