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L’accès au logement, une priorité pour de nombreux électeurs torontois

Des maisons en rangée en construction à Toronto.

Le manque de logements et leur prix élevé constituent des obstacles pour de nombreux résidents de la région de Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Le coût élevé des loyers et les difficultés d’accès à la propriété sont des préoccupations importantes dans la grande région de Toronto, où les électeurs sont attentifs aux promesses des partis politiques fédéraux.

Mercredi, le groupe ACORN, un organisme de lutte contre la pauvreté, avait organisé une manifestation dans le nord-ouest de Toronto. Comme bien d’autres secteurs de la ville, le quartier de York South-Weston s’embourgeoise.

Des résidents de longue date ont de plus en plus de mal à y trouver un logement qu’ils ont les moyens de payer, déplore Bob Murphy, un militant d’ACORN qui doit vivre de prestations du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées. Plus de 85 % de ses prestations vont au paiement du loyer.

Nous voulons que les promoteurs immobiliers destinent de 20 à 30 % de la superficie des nouveaux immeubles à des logements dont le loyer sera proportionnel au revenu, explique-t-il.

Ryan Murdock, qui vit dans l’est de Toronto et qui est lui aussi membre du regroupement, pense qu’il faut profiter de la campagne électorale pour faire valoir les revendications. Nous savons que c’est un des rares moments où les politiciens risquent d’écouter et d'en tenir compte, dit-il.

La circonscription de York South-Weston est celle du libéral Ahmed Hussen. Les participants à la manifestation ont décidé de s’arrêter devant son bureau de comté. La candidate néo-démocrate Hawa Mire a pour sa part profité de la manifestation pour faire campagne.

Dans les grandes villes, le problème de l’accès au logement n’est pas uniquement le fait des foyers à faible revenu. C’est une préoccupation importante pour bien des gens, constate Mike Moffatt, de l’Institut pour l'IntelliProspérité, à l’Université d’Ottawa.

Il rappelle qu’il y a toute une génération de gens qui voudraient trouver une maison où élever une famille, mais que c’est une mission impossible.

Une des définitions du logement abordable implique qu’il ne doit pas représenter plus de 30 % du revenu d’une famille. Ce critère peut toutefois difficilement s’appliquer à de grandes villes comme Toronto ou Vancouver, note l’économiste.

Je pense que les partis doivent augmenter la quantité de logements; c’est la chose à faire, estime Mike Moffatt. Il en manque, notamment dans le Sud de l’Ontario.

Des promesses en matière de logement :

Libéraux

  • Un milliard de dollars en prêts et subventions pour un programme de location-achat
  • Créer un compte d’épargne libre d’impôt pour permettre aux Canadiens de moins de 40 ans d’économiser jusqu’à 40 000 $ en prévision de l’achat d’une première propriété
  • Construire, entretenir et rénover près de 1,4 million logements d’ici 2025-2026

Conservateurs

  • Mettre en vigueur un plan pour construire un million de logements en trois ans
  • Empêcher les investisseurs étrangers qui ne vivent ou ne déménagent pas au pays d’acheter une propriété pour une période d’au moins deux ans
  • Reporter le paiement de la taxe sur le gain en capital quand une propriété locative est vendue et que l’argent est réinvesti dans une autre propriété locative

Nouveau Parti démocratique

  • Générer 500 000 nouveaux logements abordables de qualité en 10 ans, dont la moitié en 5 ans
  • Exempter de taxe de vente fédérale ceux qui construisent des logements abordables
  • Imposer une taxe de 20 % aux acheteurs étrangers (qui ne sont ni Canadiens ni résidents permanents) sur la vente de propriétés

D'après les informations de Rozenn Nicolle et de Chris Glover, de CBC

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