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Plateforme libérale : un crédit d’impôt pour les aînés bien accueilli au N.-B.

Une personne âgé est à son poste, devant une caisse, dans une quincaillerie. Une pancarte au bas de l'écran indique 'retraité'.

Certains employeurs se tournent vers des personnes de 65 ans et plus pour combler la pénurie de main-d'œuvre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les libéraux promettent un crédit d’impôt pour les aînés afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre au Canada. Cette annonce est bien accueillie au Nouveau-Brunswick, mais elle suscite tout de même des questionnements.

Dans la plateforme électorale du parti libéral, dévoilée mercredi, les libéraux promettent jusqu’à 1650 $ par année en crédit d’impôt pour les aînés, et ce, s’ils restent sur le marché du travail.

Ce montant vise à encourager les aînés de 65 ans et plus à occuper des emplois à temps partiel. Aux bénéfices monétaires s’ajoute notamment l’évitement de pénalités fiscales.

Des travailleurs interrogés âgés de plus de 65 ans sont encouragés par cette promesse qui pourrait même s'avérer nécessaire pour mettre de l'argent de côté.

Donald Leblanc est assistant-gérant au Home Hardware de la promenade Elmwood à Moncton depuis 10 ans. Âgé de 70 ans, il n’a jamais cessé de travailler, par faute de moyens financiers.

C’est sûr que ça va aider. Je n’ai pas de plan de pension, rien. Et prendre ma retraite juste avec la pension du Canada, je ne pourrais pas y arriver.

Il faudrait que je vende ma maison, a-t-il ajouté.

Pour Émile Gallant, employé du IGA de Dieppe depuis quatre ans, travailler à l’épicerie est une façon de se tenir occupé.

Un employé du IGA Dieppe, Émile Gallant, se tient debout devant l'épicerie pour laquelle il travaille.

Émile Gallant « cherchait une raison pour sortir de la maison ».

Photo : Radio-Canada

Expérimentés, les aînés représentent une main-d’œuvre attrayante pour les employeurs.

On cherche du monde. Tout de suite, c’est surtout des personnes à la retraite sur lesquelles on peut dépendre. On a beaucoup de jeunes, mais ils retournent à l’école et ils ne peuvent travailler que la fin de semaine, a-t-il soutenu.

Un avis partagé

Le directeur de son épicerie ne partage pas complètement le même avis. Raymond Melanson croit que le crédit pourrait aider. Cependant, cette mesure lui semble loin d’être une solution ultime à la pénurie de travailleurs.

De là à dire que les gens vont commencer à courir vers nos commerces pour se trouver un emploi, je ne suis pas certain, a-t-il déclaré.

La pénurie de main-d’œuvre est un enjeu électoral partout au Canada.

D'après un reportage de Jérémie Tessier-Vigneault

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