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Le Bloc québécois demande aux autres partis de respecter le projet de loi 96

M. Blanchet parle aux médias, debout, de face. Derrière lui se tiennent M. Beaulieu et Mme Michel. En arrière-plan, la statue, les arbres et les édifices entourant la place du Canada, à Montréal.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, accompagné des candidats Mario Beaulieu et Marie-Eve-Lyne Michel, à Montréal, le 1er septembre

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le Bloc québécois insiste pour que les formations politiques fédérales ne contestent pas la future Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français, et pour que les entreprises fédérales soient assujetties à la Charte de la langue française au Québec.

Le projet de loi 96, chapeauté par le ministre québécois Simon Jolin-Barrette, a pour objectif de permettre au Québec de légiférer pour assurer que le français y reste la langue commune.

Le gouvernement Trudeau a quant à lui déposé plus tôt cette année le projet de loi C-32 au fédéral, pour moderniser la Loi sur les langues officielles. Le gouvernement fédéral prévoit que sa réforme s'alignera sur le projet de loi 96 du Québec qui étend la Charte de la langue française aux entreprises de 25 employés et plus. Ailleurs au Canada, on vise celles de 50 employés et plus.

Québec insiste de son côté pour que ce soit la loi 96 qui s’applique au Québec même pour les entreprises fédérales, une volonté que le Bloc reprend dans ses engagements.

Au printemps, le Bloc québécois a fait adopter une motion aux Communes visant à reconnaître le droit du gouvernement Legault à modifier unilatéralement la Constitution canadienne pour y inscrire que le Québec forme une nation et que sa seule langue officielle et commune est le français. Le texte avait reçu un large appui.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Le Québec devrait être le seul maître d'œuvre des politiques sur la langue française sur son territoire, a dit en point de presse mercredi le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, à Montréal.

Il faudra aussi éventuellement que le gouvernement fédéral fasse preuve de réserve et de retenue avant de soutenir de futurs adversaires de la loi 96, a dit M. Blanchet, faisant référence à de possibles contestations de la loi québécoise devant les tribunaux par ceux et celles qui la jugent inconstitutionnelle.

Le Bloc reproche au projet de loi C-32 d’instaurer légalement que l’adhésion des entreprises à la Charte de la langue française se fait purement sur une base volontaire. La loi fédérale C-32 se superpose, affronte et annule les éventuels effets de la loi 96 du Québec parce que la Constitution du Canada établit que la loi fédérale aura préséance, lit-on dans un communiqué du Bloc.

La formation souligne aussi que la réforme par Ottawa de sa Loi sur les langues officielles par le biais de C-32 ne protège pas le français, mais bien le bilinguisme.

Le débat sur le projet de loi 96 doit reprendre cet automne à l’Assemblée nationale du Québec.

Blanchet sur les compétences fédérales-provinciales et son ton

Au sujet de l’ingérence du fédéral dans les compétences des provinces, un thème abordé à plusieurs reprises depuis le début de la campagne, notamment par le premier ministre François Legault, Radio-Canada a demandé au chef bloquiste sa réaction au sujet de propos de son adversaire néo-démocrate, Jagmeet Singh, qui avance qu’il serait justifié pour le fédéral d’intervenir dans des champs de compétence provinciale lorsque des situations déplorables sont constatées, par exemple lorsqu’une personne âgée manque de soins dans un CHSLD.

C’est d’une démagogie épouvantable. Si M. Singh voyage au Mexique et voit de la misère, est-ce qu'il va dire que le Canada va intervenir dans les juridictions mexicaines? Évidemment pas, a lancé Yves-François Blanchet.

Ottawa n’a pas l'expérience ou la connaissance de la gestion d’un système de santé. Ottawa, dans les grandes innovations qu'il veut amener, l'assurance-médicaments ou les garderies, il s’inspire du Québec. Alors il ne peut pas dire [au Québec comment faire les choses].

« Si c'était Jagmeet Singh [au pouvoir], ce serait encore pire [que sous les libéraux], ce serait une hypercentralisation, totalement idéologique, irresponsable au niveau financier. »

— Une citation de  Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Et il viendrait nous dire, vous savez, au Québec, non seulement vous êtes racistes, mais vous n'êtes pas bons et moi je vais vous dire comment ça marche. Ça commence à être un peu tannant, a-t-il ajouté.

M. Blanchet est accoudé sur son lutrin, la tête reposant dans sa main, et affiche un air de défi. Derrière lui, le candidat Mario Beaulieu et la candidate Marie-Eve-Lyne Michel.

Yves-François Blanchet écoute la question d'un journaliste, à Montréal, le 1er septembre, au sujet de son « arrogance » perçue.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Un peu plus tôt, Yves-François Blanchet a été questionné au sujet de son ton : un journaliste lui a fait remarquer que plusieurs observateurs l’avaient trouvé arrogant au cours des derniers jours.

Je vous laisserai faire ces analyses et je continuerai à parler de nos propositions, a répondu M. Blanchet.

Le chef bloquiste dit avoir très hâte au premier débat sur le réseau TVA, jeudi, soutenant qu’il se sent très à l’aise dans ces joutes télévisées où il peut parler directement à la population. C’est comme une super, super entrevue, dit-il.

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