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Maman à temps plein et joueuse de basketball à temps partiel

Une joueuse de basketball protège son ballon pendant un match devant les yeux de spectateurs attentifs.

Catherine Traer dans l'uniforme du Canada lors d'un tournoi de basketball 3v3 (Archives).

Photo : Gracieuseté de Catherine Traer

Un peu plus de quatre mois seulement après avoir accouché de son premier enfant, la joueuse de basketball de Chelsea, Catherine Traer, sera de retour sur le terrain, vendredi, à Montréal. L’ancienne membre des Gee-Gees et des Ravens va participer au tournoi des Women's series 3x3 de la Fédération internationale de basket-ball (FIBA).

Je planifiais revenir plus tard au 3x3, peut-être l’été prochain, mais j’ai été appelée et c’est un challenge que j’étais prête à relever. Je me suis entraînée comme une folle le dernier mois au complet, rigole Traer, qui avait participé au parcours malheureux de la sélection nationale dans sa tentative de qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo.

Oui, les gens trouvent ça un peu fou, mais physiquement je me sens bien et je pense que je vais être capable de bien performer quand même.

Une citation de :Catherine Traer, joueuse de basketball

Traer n’a pas joué un vrai match depuis plus d’un an, mais elle a repris l’entraînement assez rapidement après la naissance de son fils Isaiah, en avril. La jeune maman a traîné son bébé au gymnase et aux parties de son père, Thomas Scrubb, joueur professionnel en France la saison dernière.

Une famille prend une photo sur un terrain de basketball après un match.

Catherine Traer en compagnie de son mari Thomas Scrubb et leur fils Isaiah, après un match en Ligue nationale française de basketball.

Photo : Gracieuseté de Catherine Traer

J’ai commencé environ six semaines après la naissance. J'ai fait beaucoup de réhabilitation de mon core, de mon estomac et tout. Je suis allée tranquillement jusqu’à mon retour au Canada, au début juillet. Le 3x3, c’est vraiment physique. Tu ne peux pas vraiment te cacher. Si tu n'es pas en forme, ça va paraître, explique la joueuse de 26 ans.

Il faut faire attention et écouter son corps plus que jamais. Tu ne peux pas pousser à travers la douleur. Tu dois te dire : "ok, je vais prendre la fin de semaine de congé parce que j’ai mal partout", lance l’athlète de Chelsea en riant. J’ai eu une grossesse facile, un accouchement assez facile, donc je me sens bien, je me sens prête à revenir.

Si Traer est si confiante en ses moyens, c’est qu’elle a eu de beaux modèles dans son parcours atypique. Les histoires de Kim Smith Gaucher et Mandy Bujold qui ont participé aux Jeux de Tokyo, l’ont convaincue que sa décision est la bonne.

Kim Gaucher en compagnie de l'entraîneuse-chef de l'équipe de basketball canadienne, Lisa Thomaidis, aux Jeux de Rio en 2016.

Kim Gaucher en compagnie de l'entraîneuse-chef de l'équipe de basketball canadienne, Lisa Thomaidis, aux Jeux de Rio, en 2016 (Archives).

Photo : afp via getty images / MARK RALSTON

C’est certain que ces femmes m’ont inspirée. Ça m’a montré qu’on est capable de le faire, qu’on peut revenir au jeu. Kim aussi était environ à quatre mois quand elle est revenue au camp d'entraînement de Team Canada. Si elle l’a fait, je ne vois pas pourquoi je ne serais pas capable de le faire. Je pense vraiment que les femmes ont des pouvoirs, des super pouvoirs, c’est beau de le voir, ajoute Traer, qui remercie également sa coéquipière, Paige Crozon, également une jeune mère.

Le Canada aux Jeux olympiques à Paris?

La joueuse a regardé les derniers JO, remportés par les États-Unis, avec un mélange de nostalgie et de fébrilité. Elle est convaincue que le Canada aurait pu bien faire s’il avait assuré sa qualification olympique.

On aurait pu terminer sur le podium. C’était dur à regarder. La France a manqué le podium de près et on les avait battus. Nous avions joué contre toutes ces équipes et on avait gagné plusieurs matchs, notamment contre la Russie, souligne Traer avec un peu d’amertume.

Elle est toutefois optimiste pour l’avenir de son sport au pays et croit qu’elle pourrait être de l’aventure en 2024, en France.

Une joueuse de basketball protège son ballon contre une adversaire

Catherine Traer lors d'un match de basketball trois contre trois face à la Pologne

Photo : Gracieuseté de FIBA

L’équipe peut viser Paris, en 2024. C’est sûr que c'est un objectif pour moi. Avec la popularité du 3x3, ça va être plus difficile parce que plus de filles veulent jouer. Tant qu’il y aura une équipe, je veux en faire partie et je vais continuer de m’entraîner, raconte Traer, qui se considère comme une des pionnières du sport au Canada, alors qu’elle a fait partie de la première équipe avec les jumelles Plouffe.

On a encore beaucoup de chemin à faire parce que c’est pas juste le succès de l’équipe, mais celui du pays. Il faut plus de participation au niveau national pour se rendre aux JO.

Le tournoi de Montréal sera un premier pas vers une éventuelle qualification du pays. En attendant, Traer restera en forme en Espagne, alors qu’elle compte jouer dans la 2e division, à Santiago de Compostela, où son mari s'aligne déjà avec Obradoiro.

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