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Les lecteurs de CO2 dans les écoles du Québec coûteront plus de 75 millions

Chaque appareil pour mesurer la qualité de l'air dans les classes reviendra en moyenne à 830 $.

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La compagnie Assek va fournir plus de la moitié des capteurs de CO2 commandés par le gouvernement du Québec.

Photo : Assek

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Le ministère de l'Éducation du Québec devra payer au moins 75 millions de dollars pour installer 90 000 lecteurs de dioxyde de carbone (CO2) dans toutes les écoles, révèlent les résultats des soumissions de l'appel d'offres.

La grande gagnante est l'entreprise Assek Technologie, de Lévis. Elle est la seule à avoir soumissionné sur deux des plus gros lots. Elle fournira 46 000 lecteurs de CO2 dans les écoles de Montréal, de Laval et des régions de l'ouest du Québec. Le prix moyen des appareils fournis par Assek est de 950 $.

L'entreprise a aussi soumissionné sur le troisième lot de 26 000 lecteurs pour l'est du Québec, mais une autre compagnie, Nova Biomatique, de La Pocatière, a offert un prix plus bas.

La conclusion des contrats est attendue cette semaine. Si les plus bas soumissionnaires sont tous qualifiés, le montant total sera d'un peu plus de 75 millions de dollars (830 $ par appareil en moyenne). Sinon, la facture pourrait monter à 84 millions de dollars.

Équiper le Centre de services scolaire Marie-Victorin, à Longueuil, coûtera 3 millions de dollars et la facture s'élève à 6,5 millions pour le Centre de services scolaire de Montréal.

En plus des 48 000 classes du Québec, les lecteurs seront installés dans les cafétérias, les gymnases, les salles communes, les corridors, ainsi qu'à l'extérieur. Outre le CO2, ils mesureront la température et l'humidité.

Les données recueillies seront centralisées, en temps réel. Les mesures, plus standardisées, devraient permettre d'éviter certains problèmes soulevés cet hiver, lors de l'étude d'un échantillon de classes par écoles.

Une enquête de Radio-Canada a montré que le protocole de tests n'avait pas été respecté à la lettre par plusieurs centres de services scolaires, ce qui avait abaissé les résultats. Québec avait alors promis de modifier la méthode utilisée.

Ces appareils doivent permettre d'aider à prévenir la transmission de la COVID-19 en indiquant si la qualité de l'air et la ventilation sont bonnes dans les espaces communs.

Les lecteurs de CO2 doivent être livrés en quatre vagues, entre fin septembre et fin décembre.

  • 18 septembre (25 % de la commande totale)
  • 18 octobre (50 %)
  • 17 novembre (75 %)
  • 17 décembre (100 %)

Puisque les vacances de Noël commencent le soir du 17 décembre, les occupants de 25 % des classes ne verront pas les lecteurs avant le retour en janvier 2022. Des délais inacceptables, selon les syndicats d'enseignants

Dans le Plan pour la rentrée 2021, publié avant l'été par le gouvernement, il est indiqué que les écoles allaient être bien préparées avec notamment un détecteur de CO2 dans toutes les classes.

Les syndicats regrettent que l'appel d'offres ait été publié le 16 juillet, avec plus d'un mois de retard sur l'échéancier prévu.

Le ministère de l'Éducation a prévenu que la priorité des livraisons sera donnée aux écoles à ventilation naturelle et celles pour lesquelles des concentrations de CO2 élevées avaient été observées durant les tests réalisés à l’hiver 2021.

C'est le 27 mai que le ministre avait annoncé que son gouvernement allait procéder à l'achat massif de lecteurs de qualité de l'air. Le matin même, Jean-François Roberge se retrouvait une fois de plus dans l'embarras, en raison des tentatives d'influence de son ministère à l'égard de la santé publique.

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