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Une femme inculpée pour avoir frauduleusement exercé le métier d’infirmière à Ottawa

Écusson du Service de police d'Ottawa.

Le Service de police d'Ottawa continue d'enquêter sur cette affaire (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une femme a été inculpée pour avoir frauduleusement travaillé comme infirmière, à Ottawa. Elle est aussi soupçonnée de négligence criminelle causant des lésions et d’agression armée, entre autres infractions.

Brigitte Cléroux, une Gatinoise de 49 ans, aurait occupé frauduleusement un poste d’infirmière dans une clinique médicale et dentaire de la capitale fédérale, indique le Service de police d’Ottawa (SPO) par voie de communiqué.

L’enquête policière se poursuit puisque le SPO soupçonne que Brigitte Cléroux pourrait avoir fait d’autres victimes dans d’autres cliniques.

Cléroux, par l’emploi d’alias, prenait la place d’infirmières autorisées dont elle avait usurpé frauduleusement l’identité, précise-t-on.

Le corps policier diffuse donc une photo de l’accusée et invite quiconque détenant de l’information pouvant aider à son enquête à communiquer avec l’Unité des enquêtes criminelles de la division Est, au 613-236-1222, poste 5625.

Une photo d'une accusée fournie par la police.

Brigitte Cléroux a été arrêtée le 23 août.

Photo : Service de police d'Ottawa

Brigitte Cléroux a été arrêtée le 23 août. Elle a comparu le lendemain et a ensuite été placée en détention.

Dans la clinique médicale et dentaire où elle est soupçonnée d’avoir frauduleusement exercé le métier d’infirmière, ses fonctions consistaient notamment à administrer des médicaments, y compris par injection.

Le nom de Brigitte Cléroux figure sur la liste des praticiens non autorisés, qui se trouve sur le site web de l'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario. Ce registre vise à signaler des individus qui ont tenté de se faire embaucher comme infirmière sans avoir de permis de pratique. Selon cette liste, Brigitte Cléroux a employé divers noms, comme Brigitte Marier et Brigitte Fournier.

La présidente et directrice générale de l'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (AIIO), Doris Grinspun, rappelle, en entrevue, l'importance pour tous les employeurs du milieu de la santé de vérifier les qualifications des personnes qu'ils embauchent.

Quand des gens commettent ce genre de fraudes, ça amène une telle instabilité dans la confiance, souligne-t-elle.

Elle insiste sur le fait que chaque employeur, qu'il s'agisse d'un hôpital, d'une clinique privée ou d'une agence de placement de personnel, se doit de vérifier la validité des permis de pratique de leurs employés sur une base annuelle, minimalement.

Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades

Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades (Archives)

Photo : Radio-Canada

Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, croit pour sa part qu'il y a une hausse, depuis plusieurs années, des cas de personnes se présentant faussement comme des professionnels de la santé.

En 25 ans de pratique comme porte-parole, je trouve que le phénomène augmente. On a vu de faux médecins, de faux préposés aux bénéficiaires et de fausses infirmières, soutient-il.

Il dit espérer que tous les patients passés entre les mains de Brigitte Cléroux seront retrouvés. Il conseille à ceux-ci de consulter un médecin pour s'assurer que leur état de santé ne s'est pas détérioré. Des recours judiciaires pourraient être possibles s'ils ont subi un tort, affirme-t-il.

Il faut vraiment prouver une faute qui nous a causé des dommages et un lien entre les deux, conclut-il.

Avec les informations de Charles Lalande

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