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La qualité de l’air dans 60 écoles sans système de ventilation est jugée acceptable

Une pile de livres sur un pupitre près de fenêtres dans une classe.

À une semaine de la rentrée scolaire au Nouveau-Brunswick, 60 écoles sur 294 n’ont toujours pas un système de ventilation adéquat (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Soixante écoles au Nouveau-Brunswick n’ont toujours pas un système intégré de ventilation mécanique alors que les élèves et les enseignants se préparent à retourner en classe en personne la semaine prochaine. De plus, la province recense 127 cas actifs de COVID-19 et des milliers de jeunes qui ne sont toujours pas vaccinés contre cette maladie.

Les résultats des tests de la qualité de l’air effectués dans ces écoles au cours des derniers mois sont dans les limites sécuritaires et ne démontrent aucune raison de s’inquiéter, selon un porte-parole du ministère de l’Éducation, Flavio Nienow.

Des évaluations techniques ont aussi eu lieu pour déterminer la faisabilité de l’ajout d’un système de ventilation à ces écoles, indique M. Nienow, et l’installation d’un tel système dans certaines écoles doit commencer en 2022.

Le ministère de l’Éducation et le ministère des Transports et de l’Infrastructure établissent les exigences et le budget pour chaque école en s’appuyant sur une liste classée par ordre de priorité.

En raison de l’importance des travaux, ce programme s’étend sur plusieurs années. Les décisions sur le financement sont prises chaque année durant le processus menant au budget d’immobilisation, explique Flavio Nienow.

Entre-temps, ajoute-t-il, le ministère poursuit le travail auprès des districts scolaires pour promouvoir une saine circulation d’air.

Contrairement aux 234 écoles de la province qui ont un système intégré de ventilation, ces 60 écoles doivent ouvrir des fenêtres ou des portes pour faire circuler l’air.

Le ministère de l’Éducation a entrepris cette année un examen de la qualité de l’air dans ces établissements comme le recommandait un groupe de travail dont il fait partie ainsi que la santé publique, Travail sécuritaire NB et le ministère des Transports et de l’Infrastructure.

Des parents inquiets

L’absence d’un système de ventilation est une source d’inquiétude pour certains parents amplifiée par la pandémie de COVID-19, explique David Greenfield, président d’un comité de parents, dans une lettre adressée au conseil d’éducation du District scolaire anglophone Ouest.

Une vague de chaleur qui a entraîné la fermeture d’écoles en juin illustre aussi le problème. Les ventilateurs sont interdits dans les classes par peur qu’ils propagent des gouttelettes durant la pandémie.

Le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, a répondu mardi à des questions posées par le public sur les médias sociaux. Quelqu’un lui a demandé pourquoi la province ne s’inspire pas des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) aux États-Unis, qui recommandent entre autres l'utilisation de ventilateurs pour accroître la circulation d’air lorsque les fenêtres sont ouvertes.

Dominic Cardy a répondu que Santé Canada prend plus de précautions quand il s’agit de locaux de petite taille. Il a ajouté que la province observe la plupart des autres lignes directrices des CDC.

Les employés des écoles peuvent utiliser un ventilateur s’ils sont seuls dans une pièce à ce moment, selon les lignes directrices du ministère de l’Éducation pour des écoles saines et sécuritaires.

Les recommandations de Santé Canada

Selon le Guide de ventilation des espaces intérieurs pendant la pandémie de Santé Canada (Nouvelle fenêtre), tout milieu intérieur doit disposer d'une ventilation adéquate; mesure susceptible de diminuer la concentration des aérosols en suspension dans l'air, ce qui pourrait contribuer à réduire les risques de propagation de la COVID-19.

Mais une bonne ventilation intérieure ne suffit pas à elle seule pour prévenir toute exposition au virus, particulièrement en cas de contacts rapprochés ou en l’absence d’autres mesures comme le port d’un masque, ajoute Santé Canada.

Des éclosions ont été liées à une mauvaise ventilation où le virus pourrait avoir été transmis par des personnes infectées générant des aérosols qui se sont concentrés dans l'air au fil du temps, souligne Santé Canada.Il est important de noter que l'application d'une ventilation adéquate n'est pas susceptible de réduire la transmission entre personnes à proximité immédiate.

Santé Canada recommande de ventiler l’espace intérieur en remplaçant de l'air intérieur par de l'air extérieur. Cela dilue l'air contaminé par le virus SRAS-CoV-2 ou d'autres polluants atmosphériques tout en contribuant à leur extraction.

Interrogée sur la prise de position de la santé publique quant au retour en classe dans les 60 écoles sans système intégré de ventilation mécanique, la médecin-hygiéniste en chef adjointe, la Dre Cristin Muecke, a indiqué que son équipe continue de donner des conseils au ministère de l’Éducation.

Selon la Dre Muecke, la ventilation est un moyen de protection parmi d’autres, ce n’est qu'une pièce du casse-tête, mais on cherche à l’optimiser.

Le ministère avait prévu 200 000 $ dans son budget d’immobilisation 2021-2022 pour effectuer les tests de la qualité de l’air et les évaluations techniques.

D’après un reportage de Bobbi-Jean MacKinnon, de CBC

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