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Des experts de la Saskatchewan mettent en garde contre l’ivermectine chez les humains

Une boîte vide d'ivermectine liquide pour cheval sur une étagère.

L'utilisation de l'ivermectine chez les humains peut avoir de graves conséquences pour la santé, selon des experts.

Photo : Lone Star Tack & Feed

Des experts en Saskatchewan tirent la sonnette d’alarme alors que certaines personnes veulent se protéger de la COVID-19 en utilisant de l’ivermectine, un médicament normalement utilisé en médecine vétérinaire pour soigner les chevaux.

Ce produit est utilisé depuis une trentaine d'années pour traiter les parasites intestinaux et les infections chez les chevaux et les animaux d’attelage qui peuvent peser jusqu’à 500 kilos.

Jamais l’humain ne devrait utiliser de médicament prescrit pour un animal. Les risques d’effets secondaires sont immenses et dangereux, prévient le professeur associé au Collège de médecine vétérinaire de l'Université de la Saskatchewan, le Dr Chris Clark.

L’inquiétude est partagée par la médecin aux soins intensifs de Saskatoon et médecin en chef à l’Autorité de la Santé de la Saskatchewan, la Dre Susan Shaw. Elle se demande pourquoi certaines personnes choisissent un médicament expérimental pour les animaux plutôt que « des méthodes approuvées comme le port du masque et la vaccination ».

Selon la Dre Shaw, de plus en plus de gens recherchent des thérapies non prouvées. Elle affirme qu’en Saskatchewan, comme dans d’autres provinces, l’ivermectine est de plus en plus populaire, et qu’aux États-Unis le nombre d'appels d'urgence augmente pour les personnes ayant consommé ce médicament réservé aux chevaux.

« Ce médicament ne fonctionne pas. »

— Une citation de  Dre Susan Shaw, médecin en chef à l'Autorité de la Santé de la Saskatchewan

Au contraire, dit-elle, l'ivermectine provoque des effets secondaires comme des étourdissements, des diarrhées sévères, ou encore des dommages au foie et aux reins. Ce qui est efficace, ajoute-t-elle, c’est la vaccination.

Selon la microbiologiste saskatchewanaise Emily Jenkins, des études ont été menées pour évaluer les effets du médicament chez des patients atteints de la COVID-19. Mais les scientifiques ne peuvent pas confirmer l’efficacité du traitement. Elle ajoute que ces études sont de petites envergures et ne sont pas considérées comme d'une grande qualité .

De son côté, le Dr Dennis Kendel, conseiller en politique de la santé pour la Ville de Saskatoon estime que prendre des médicaments pour les animaux est un comportement irrationnel. Il ajoute que l’Autorité de la Santé de la Saskatchewan a publié des informations sur les réseaux sociaux à ce propos. J’espère que les gens y prêteront attention.

En attendant, le Dr Chris Clark souligne que le Collège de médecine vétérinaire a pris des mesures pour s'assurer que le médicament ne soit consommé que par les animaux sous la surveillance d’un vétérinaire.

Avec les informations de Katia St Jean et Geneviève Patterson

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