•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Olymel : l’entente de principe est acceptée

L'usine Olymel à Vallée-Jonction.

L'usine Olymel à Vallée-Jonction.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Les syndiqués de l’usine Olymel de Vallée-Jonction, en Beauce, ont voté mardi en faveur de l'entente de principe conclue entre le syndicat et l'employeur, mettant ainsi fin à un conflit qui durait depuis quatre mois.

Le président du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction, Martin Maurice, s'est félicité des nombreux gains réalisés par les travailleurs.

Nous avons donc accepté un nouveau contrat de travail d’une durée de six ans durant lequel nous toucherons des augmentations salariales de l’ordre de 26,4 %, dont 10 % la première année. En plus de ces 4,4 % d’augmentation moyenne par année, nous avons également obtenu un montant forfaitaire de 65 $ par année de service, par membre, a-t-il fait savoir par voie de communiqué.

À cela s'ajoutent un rehaussement de 50 % de la contribution de la part de l’employeur aux assurances collectives pour la couverture familiale, ce qui pousse l’augmentation totale de la première année à 12,48 % ainsi que l’introduction d’un régime de retraite simplifié.

Le syndicat rappelle que la majorité des travailleurs gagnaient 1,13 $ l’heure de plus qu’en 2007, soit une augmentation moyenne annuelle de 0,08 $ l’heure en 14 ans.

Paul Beauchamp en entrevue à Radio-Canada.

Le premier vice-président d’Olymel, Paul Beauchamp.

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, la direction d'Olymel pousse un soupir de soulagement.

Les conditions de travail et la rémunération des employés seront ainsi améliorées, tout en conservant à l’entreprise sa capacité à évoluer dans un marché hautement compétitif, affirme le premier vice-président d’Olymel, Paul Beauchamp.

Jean Boulet s'adresse aux journalistes.

Le ministre du Travail, Jean Boulet, avait nommé un médiateur spécial afin d'aider les parties à en arriver à une entente. (archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Les syndiqués à la CSN ont entériné à 78 % l’entente de principe conclue dimanche. Je félicite les parties. Les activités reprendront promptement. Le blitz de médiation a porté fruit, a réagi le ministre du Travail, Jean Boulet, sur Twitter.

Pas de suppression de postes

Le syndicat qui représente environ 1050 travailleurs de l’abattoir Olymel les a tous convoqués d’urgence mardi matin pour leur présenter la nouvelle entente de principe.

Ils avaient jusqu'à 18 h pour exercer leur droit de vote, et ce, en grande partie sur Zoom, compte tenu des mesures sanitaires. Mais certains syndiqués n'étant pas équipés technologiquement, le syndicat a loué un gymnase de la Municipalité de Vallée-Jonction.

Rappelons que l'entente de principe est intervenue dimanche, quelques heures à peine avant la fin d’un ultimatum qui aurait pu entraîner la suppression de 500 emplois. La direction d'Olymel avait fait peser cette menace, car aucune issue favorable n'avait été trouvée lors d'une vingtaine de rencontres de négociation. La dernière entente de principe avait été rejetée à 57 %.

Désormais, Olymel, qui représente 80 % de la capacité d'abattage de porcs au Québec, selon l'Union des producteurs agricoles du Québec (UPA), maintient le quart de soir à cette usine et renonce à la suppression de postes.

Rappel des employés

Le rappel des employés, qui étaient sans contrat de travail depuis le 28 avril, devrait débuter dès ce soir.

L'équipe de l’usine va commencer à faire des premiers rappels pour avoir des travailleurs à l’établissement au niveau de la maintenance pour faire une grande vérification de l’ensemble des composants de l’usine, précise M. Beauchamp en entrevue à Radio-Canada.

Les travaux de maintenance devraient se poursuivre jusqu'à jeudi. D'autres travailleurs, notamment les préposés à la sanitation, seront rappelés à ce moment-là.

Jeudi soir, on devrait être en mesure de recevoir à l’usine nos premiers porcs pour débuter l’abattage vendredi matin. Les travailleurs de découpe et de soir seront rappelés mardi prochain, étant donné que les carcasses doivent être refroidies avant d’être découpées, poursuit le premier vice-président.

Plusieurs cochons vivent à l'étroit dans une porcherie.

Des porcs prêts à être envoyés à l'abattoir ont dû rester entassés dans leurs enclos en attendant la fin du conflit de travail chez Olymel. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

En raison de ce conflit de travail, 180 000 porcs sont en attente d'être abattus.

Selon les Éleveurs de porcs du Québec, les impacts de cette grève se feront sentir pour des mois même si la cadence d’abattage reprendra sous peu.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc et de Marc-Antoine Lavoie

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !