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Le 6 septembre 1991, Léningrad redevient Saint-Pétersbourg

Le palais d'hiver abrite le Musée d'État de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Le 6 septembre 1991, la ville de Léningrad redevenait Saint-Pétersbourg.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 30 ans, la ville de Léningrad reprenait le nom de Saint-Pétersbourg et enterrait son passé révolutionnaire. La ville des tsars a resurgi du passé et déployé ses trésors.

Lénine relégué aux oubliettes

C’est en 1924, à la mort du leader historique de la révolution bolchévique Vladimir Lénine, que la capitale impériale de la Russie, Saint-Pétersbourg, est devenue Léningrad.

Le 13 juin 1991, les électeurs de la ville acceptent par référendum de débaptiser Léningrad pour reprendre son nom originel de Saint-Pétersbourg.

Reportage, 10 juin 1991

Quelques jours plus tôt, le 10 juin 1991, le correspondant Don Murray présente un reportage qui montre que la décision était loin d’être unanime.

Seulement 54,8 % des électeurs qui se sont exprimés ont opté pour un changement de nom qui oblitérerait le passé révolutionnaire de la ville.

Pour plusieurs citoyens de la ville, le nom de Léningrad est aussi associé aux terribles souffrances endurées pendant la Seconde Guerre mondiale.

En juin 1941, l’Allemagne nazie attaque l’Union soviétique. Léningrad subit, à partir de septembre 1941, un siège de 900 jours qui dure jusqu’en janvier 1944.

Un million d’habitants de Léningrad meurent alors de froid et de faim.

C’est pour respecter ces disparus que plusieurs Léningradois refusent catégoriquement le changement de nom.

Mais c’est une opinion minoritaire.

L’opinion penche en majorité du côté de Nikita Tolstoï, un lointain parent du célèbre écrivain Léon Tolstoï.

La ville est l’enfant du tsar Pierre 1er le Grand et doit honorer son nom.

Une ville au passé glorieux, mais tragique…

Une heure sur Terre, 17 février 2012

Le 17 février 2012, le journaliste et animateur Jean-François Lépine présente à l’émission Une heure sur Terre un reportage qui est un portrait de Saint-Pétersbourg.

En compagnie de la journaliste, critique culinaire et interprète Tamara Ivanova-Issayeva, nous découvrons quelques-uns des trésors de cette ville fondée par Pierre 1er le Grand en 1703.

Tamara Ivanova-Issayeva nous montre la place où se trouve le palais d’hiver, qui est devenu le principal bâtiment du Musée d’État de l’Ermitage. On l'accompagne aussi à l’Université de Saint-Pétersbourg.

Puis elle nous fait visiter l’avenue centrale historique de Saint-Pétersbourg, la perspective Nevski.

Longue de 4,5 kilomètres, cette avenue est synonyme de luxe et de haute gastronomie depuis l’époque impériale.

Un souvenir beaucoup plus triste émerge de la mémoire de notre guide quand elle se rappelle que ses grands-parents vivaient dans un appartement tout près de la perspective Nevski.

Ils sont morts de faim dans cet appartement durant le siège de Léningrad.

La visite de la ville se termine à la forteresse Pierre-et-Paul.

L’endroit symbolise le début et la fin de la Russie impériale.

Pierre 1er le Grand l’a fait construire.

Tous les tsars depuis ce dernier y sont enterrés, y compris Nicolas II, le dernier des empereurs de Russie.

… qui abrite un des plus grands musées du monde

Le plus scintillant des joyaux de la ville de Saint-Pétersbourg est probablement le Musée d’État de l’Ermitage.

Fondé en 1764 à partir des collections de l’impératrice Catherine II de Russie, celui-ci est l'un des plus importants ensembles muséaux du monde.

Les statistiques donnent le vertige.

Le musée couvre 230  000 mètres carrés de surface. Plus de 70 000 objets y sont montrés dans ses 1000 salles, tandis que 4 millions d’autres objets dorment dans ses réserves.

Le visiteur l'aime souvent parce que tout y dégage une grande et noble tradition et une atmosphère surannée.

Pour ses conservateurs cependant, la vétusté du musée constitue un problème.

Comment vérifier, par exemple, si une œuvre d’art a disparu dans une collection aussi vaste, mais qui n’est pas informatisée?

Le Téléjournal/Le Point, 25 mai 2001

Le correspondant Michel Cormier nous fait faire la connaissance, dans un reportage présenté au Téléjournal/Le Point du 25 mai 2001, de l’homme par qui arrive la solution.

Daniel Lessard anime l'émission.

Robert Kaszanits a travaillé au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.

En 2001, il dirige les opérations du programme d’informatique de l’Ermitage que financent Bombardier et SNC-Lavalin.

Son mandat est de réaliser un premier inventaire informatique de la collection du musée.

C’est une tâche qui devrait prendre cinq ans et coûter 3 millions de dollars.

Il faut notamment remplacer le catalogue de l’inventaire qui date du 18e siècle.

Ce dernier consiste en 4000 gros livres écrits à la main et verrouillés dans des armoires dont seuls quelques privilégiés possèdent l’accès.

Il s’agit aussi de rassurer des conservateurs qui, pendant des générations, ont veillé jalousement, parfois même au péril de leurs vies, sur cette inestimable collection.

Ce dont ces conservateurs ont peur, c’est que l’informatisation fasse disparaître les documents qui décrivaient jusqu’à maintenant cette collection.

Robert Kaszanits se fait rassurant.

L’informatisation est un progrès pour l’Ermitage, assure-t-il.

Elle permettra notamment de faciliter la vie des chercheurs qui étudient cette collection exceptionnelle.

Un an auparavant, Robert Kaszanits avait été le responsable d’un projet de protection par filtre contre la lumière de toiles du musée, qui avait coûté un million de dollars.

Le Musée d’État de l’Ermitage a rendu hommage aux efforts du Canadien.

De mai à septembre 2001, la Galerie d’art de l’Ontario a été l’hôtesse, à Toronto, d’une exposition préparée par le musée de Saint-Pétersbourg de toiles des peintres Peter Paul Rubens et Antoine Van Dyck.

En 2002, c’était au tour du Musée des beaux-arts de Montréal de recevoir une exposition de toiles de peintres impressionnistes de l’Ermitage.

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