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Justin Trudeau promet plus d’argent pour les universités en milieu minoritaire

Justin Trudeau accompagné de partisans habillés en rouge avec des masques.

De passage à Sudbury, Justin Trudeau a promis plus d'argent pour les établissements d'enseignement postsecondaire en milieu linguistique minoritaire.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Lors d’une brève allocution à l’Université de Sudbury, dans le Nord de l’Ontario, Justin Trudeau a réitéré son engagement à l’enseignement de langue française dans le Nord de l’Ontario. Il s’est engagé à investir 40 millions de dollars de plus par année dans les universités en milieu linguistique minoritaire s’il est réélu.

Le chef libéral a affirmé que le programme de financement des universités en milieu linguistique minoritaire, qui doit verser 121 millions de dollars sur trois ans à partir de 2021-2022, deviendra permanent et sera bonifié à 80 millions par année.

Ce financement soutiendra des établissements importants, comme l’Université de Moncton et l’Université de l’Ontario français. Il assurera aussi la protection et la durabilité du Campus Saint-Jean et favorisera la mise en place d’une solution postsecondaire francophone plus vaste dans le Nord de l’Ontario, peut-on lire dans un communiqué de presse envoyé par le Parti libéral mardi.

Le premier ministre sortant affirme être prêt à supporter le plan par et pour les francophones de l’Université de Sudbury, un petit établissement récemment séparé de l’Université Laurentienne.

L’Université de Sudbury a annoncé son intention de reprendre le flambeau de l'éducation universitaire pour la francophonie nord-ontarienne dans la foulée de la restructuration de l’Université Laurentienne, qui a supprimé près de la moitié de ses programmes de langue française.

L’établissement n’a pas encore ouvert ses portes, car il attend toujours une entente de financement avec la province.

Les libéraux ont déjà mis de côté 5 M$ de dollars en juin, dans l’espoir de trouver une solution universitaire par et pour les francophones du Nord de l’Ontario.

Dans une lettre adressée à la province, la ministre des Langues officielles, Mélanie Joly, avait indiqué que cet argent pourrait notamment servir au projet de transformation de l’Université de Sudbury en une université 100 % francophone.

L’argent provient d’une enveloppe de 121,3 M$ prévue au budget pour soutenir l’éducation postsecondaire dans les communautés francophones ou anglophones en situation minoritaire sur trois ans.

Or, l’éducation universitaire est une compétence provinciale. Ainsi, ni l’Université Laurentienne ni l’Université de Sudbury ne peuvent accéder aux sommes promises sans l’aval du gouvernement de Doug Ford.

Celui-ci répète depuis le début du processus de restructuration de l’Université Laurentienne, en février, qu’il ne peut se prononcer tant et aussi longtemps que l’affaire est devant les tribunaux. L’Université Laurentienne demeure à l’abri de ses créanciers jusqu’au 31 janvier 2022.

Le NPD veut sauver la Laurentienne

Quelques jours plus tôt, Jagmeet Singh a voulu lui aussi se montrer rassurant envers les communautés francophones du Nord de l’Ontario. Également lors d'un point de presse à l’Université de Sudbury, il a déclaré vouloir sauver l’Université Laurentienne.

Le chef s’est toutefois attiré l’ire de certains organismes francophones de la région en se montrant réticent face aux transferts de programmes de langue française de l’Université Laurentienne à l’Université de Sudbury.

M. Singh a dit vouloir sauver les programmes de langue française à l’Université Laurentienne tout en soutenant le projet de transformation de l’Université de Sudbury en université de langue française.

Des acteurs de la communauté francophone ont répliqué à M. Singh qu’il devait choisir entre les deux établissements, car la démographie du Nord de l’Ontario ne permet pas, selon eux, d’assurer la survie d’une université bilingue et d’une université de langue française.

Le NPD a par la suite clarifié les propos de son chef par courriel et a répété vouloir soutenir le fait français au sein des deux universités sans pour autant s’ingérer dans les transferts de programmes entre elles.

Le parti s’était déjà montré en faveur de la transformation de l’Université de Sudbury en établissement 100 % francophone en avril dernier.

Le Parti conservateur du Canada réagit

Le Parti conservateur du Canada a pris la balle au bond peu après la visite de M. Singh à Sudbury.

Dans un communiqué, il a annoncé son soutien au transfert des programmes de langue française abolis par l’Université Laurentienne à l’Université de Sudbury.

Les commentaires de M. Singh démontrent que son intérêt pour ce dossier est purement symbolique, ont asséné les candidats de Sudbury et de Nickel Belt, Ian Symington et Charles Humphrey, dans un communiqué commun.

Ils estiment que la position du NPD aggraverait la précarité des études pour les personnes touchées par les coupes à l'Université Laurentienne.

S'ils sont élus, les conservateurs s’engagent à mettre 30 M$ de côté par année pour les établissements d’enseignement postsecondaire francophone en situation minoritaire.

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