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Radiation de six mois pour un conseiller financier de Val-d’Or

Gros plan sur la main d'une femme qui appuie sur une touche d'une calculatrice en faisant son budget.

Le conseiller financier a été reconnu coupable des trois chefs d'accusation auxquels il faisait face.

Photo : Getty Images / Chainarong Prasertthai

La Chambre de sécurité financière (CSF) impose une radiation de six mois à Samuel Dupras-Doroftei, un conseiller en sécurité financière de Val-d’Or.

Le comité de discipline de la CSF l’avait reconnu coupable, en février, des trois chefs d’infraction auxquels il faisait face. La sanction est récemment tombée.

Samuel Dupras-Doroftei a procédé, en février 2019, à diverses transactions au nom d’une de ses clientes, dans son domicile et à partir de son ordinateur. La cliente en question était dans le coma à l’hôpital quand le conseiller financier a procédé à des virements pour s’assurer que ses différents comptes puissent être payés.

Le conseiller financier, qui est représentant autonome depuis 2017, a défendu ses actions en affirmant que sa cliente lui avait demandé, une semaine plus tôt, de s’assurer qu’il ne manque pas d’argent dans son compte. Selon le comité de discipline, cette demande imprécise ne peut justifier les gestes de l’intimé.

S’il voulait recommander une façon de procéder à sa cliente, il aurait dû la contacter avant de faire les transactions du 28 février 2019 et confirmer qu’elle voulait bien procéder au décaissement de ses RÉER, écrit le comité de discipline dans son jugement.

Le Comité trouve étonnant que l’intimé ait choisi d’agir de cette façon, qu’il ait trouvé opportun et acceptable de rentrer chez sa cliente, d’accéder à son compte et de faire des transactions, sachant qu’elle était hospitalisée dans un coma et incapable de consentir, ajoute-t-on.

Samuel Dupras-Doroftei a aussi été reconnu coupable de ne pas avoir assuré la confidentialité des opérations et des informations sur le compte de sa cliente. Il a en effet procédé aux transactions bancaires en présence d’un tiers, en plus de lui transmettre le résumé des finances de sa cliente.

Enfin, le conseiller financier est aussi coupable de ne pas avoir fourni le dossier intégral de sa cliente lors de la demande de renseignements formulée par un enquêteur du bureau du syndic, à l’automne 2019.

Le comité est d’avis que l’intimé savait bien qu'il n’agissait pas correctement dès le début et que, par la suite, quand une enquête a été ouverte à son égard, il a tenté de contourner la vérité et de justifier ses gestes pour éviter d’être trouvé coupable ou de minimiser l’impact sur son travail, ajoute le comité de discipline dans son jugement.

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