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Québec craint une hausse prochaine des cas de COVID-19

Messieurs Arruda, Dubé et Paré assis en conférence de presse devant un mur tapissé du message : « On continue de se protéger ».

De gauche à droite : Horacio Arruda, directeur national de santé publique du Québec, Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec et Daniel Paré, directeur de la campagne de vaccination contre la COVID-19 lors d'un point de presse mardi 31 août 2021 à Montréal.

Photo : Radio-Canada / François Sauvé

Radio-Canada

Le mois de septembre sera déterminant du point de vue sanitaire au Québec, a prévenu mardi le ministre de la Santé, Christian Dubé, qui s'attend à observer une hausse des cas de COVID-19 et des hospitalisations dans les prochaines semaines, particulièrement à Montréal et à Laval.

L'effet combiné de la rentrée scolaire et du retour au travail en septembre pourrait venir grossir la quatrième vague, désormais installée au Québec.

La semaine passée, le Québec enregistrait environ 600 cas par jour de contamination à la COVID-19.

Depuis le week-end, ce nombre a un peu baissé : mardi, les autorités sanitaires recensaient 425 nouveaux cas de COVID-19 durant les dernières 24 heures.

Et le nombre d'hospitalisations demeurait relativement bas malgré la hausse des cas des dernières semaines.

La capacité hospitalière réelle se situe actuellement autour de 15 à 25 %, les régions de Montréal et Laval étant les plus fortement touchées, a précisé le ministre Dubé.

Sauf que... c'est évident qu'on va voir les cas monter, a-t-il mis en garde.

Ce qu'on veut, c'est limiter les hospitalisations, a-t-il rappelé.

Passeport vaccinal : c'est mercredi!

Par ailleurs, le ministre de la Santé a rappelé qu'à compter de mercredi les citoyens qui se présenteraient dans les lieux dits non essentiels ou qui participeraient à certaines activités devraient être munis du fameux passeport vaccinal.

Les premières semaines d'utilisation seront un peu rock and roll, a-t-il dit à l'intention des commerçants visés par cette mesure, et qui devront réclamer ce document aux clients.

Pour laisser à tous le temps de s'ajuster, les pénalités prévues pour les contrevenants (allant de 1000 à 6000 $) ne seront pas imposées d'ici la mi-septembre. Malgré tout, durant ces deux semaines de rodage, les commerçants visés devront exiger le passeport vaccinal, afin de s'assurer que les gens qui entrent en détiennent bel et bien un, a dit en substance M. Dubé.

En premier lieu, la responsabilité de réclamer le passeport vaccinal reviendra au commerçant, a expliqué le ministre. Maintenant, s'ils ont besoin d'aide [avec] quelqu'un qui serait récalcitrant, comme on a fait pour les masques, on met la Sécurité publique en disponibilité [...].

La liste des lieux  (Nouvelle fenêtre)n'a pas changé : ce sont les bars, les restaurants, les gyms et les activités qu'on appelle à grande fréquentation, comme les spectacles et les cinémas.

Une personne présente son code QR sur son téléphone portable à un homme muni d'une application pour en valider l'authenticité.

Le passeport vaccinal sera exigé à compter du 1er septembre 2021 dans les établissements tels que bars, restaurants et gyms, de même que lors de rassemblements tels que des spectacles.

Photo : Radio-Canada / François Sauvé

Les autorités de la santé publique ont reçu beaucoup de questions de la part d'employeurs sur le passeport vaccinal. Mais avant d'en élargir l'utilisation sur les lieux de travail, entre autres possibilités, le gouvernement veut être capable de faire ça de façon graduelle, a dit M. Dubé. Pour le moment, on n'a pas l'intention de faire ça.

Dépistage : ne pas hésiter

M. Dubé a continué à encourager les personnes non vaccinées à aller recevoir leurs doses dès que possible. Il n'est jamais trop tard, a-t-il insisté, et c'est la meilleure façon de se protéger contre la quatrième vague.

Il a également invité les personnes adéquatement vaccinées à aller subir un test de dépistage si elles ressentent des symptômes de la COVID-19.

On a vu une baisse de tests dans les derniers jours. C'est la combinaison de la vaccination et des mesures sanitaires qui vont limiter la propagation, a-t-il souligné.

Le ministre affirme que le Québec affiche un taux de vaccination de 86 % pour ceux ayant reçu une première dose et de 79 % pour ceux ayant reçu une deuxième dose.

Une personne adéquatement vaccinée court 24 fois moins de risques d'être hospitalisée [pour la COVID-19] qu'une personne non vaccinée, dit Christian Dubé.

La rentrée scolaire

Un effort de vaccination sera effectué dans les écoles primaires cet automne, et les parents qui ne sont pas vaccinés pourront l'être en même temps que leur enfant, a expliqué en substance le ministre de la Santé.

Certains quartiers de Montréal et de Laval affichent des taux plus faibles de vaccination que dans le reste de la province. Afin de prévenir les foyers d'éclosion, des tests rapides de dépistage seront déployés dans les jours à venir dans une cinquantaine d'écoles de ces quartiers chauds.

Ces tests seront ensuite graduellement offerts aux autres établissements de la province, tant primaires que secondaires.

Grâce à un projet pilote mené au printemps dernier par la pédiatre infectiologue Caroline Quach, du CHU Sainte-Justine, le personnel dans les écoles pourra lui-même mener ces tests rapides de dépistage auprès des écoliers. Auparavant, seul le personnel infirmier pouvait le faire.

Depuis le début de la pandémie, le Québec a enregistré un total de 389 224 cas confirmés de COVID-19.

Avec les informations de La Presse canadienne

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