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Nouveau record de surdoses mortelles en Colombie-Britannique

Des ambulanciers aident une personne allongée au sol dans une ruelle.

Les premiers répondants tentent de sauver une personne qui semble avoir fait une surdose dans les rues de Vancouver.

Photo : Ben Nelms/CBC

Entre les mois de janvier et de juin 2021, 1011 personnes sont mortes d’une surdose de drogues illicites en Colombie-Britannique, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré sur une période de six mois.

Selon les plus récentes données rendues publiques par le Service des coroners de la Colombie-Britannique, 159 personnes sont mortes en juin 2021.

C’est le 9e mois consécutif où plus de 150 Britanno-Colombiens sont morts en raison d’une surdose.

Le Service des coroners confirme que des doses très fortes de fentanyl et de carfentanil, un opioïde utilisé par les vétérinaires, sont décelées dans leurs analyses toxicologiques.

La coroner en chef, Lisa Lapointe, rappelle que ce ne sont pas que les grands centres urbains comme Vancouver qui sont touchés par cette crise :Les petites communautés sont aussi touchées que les grandes villes.

« Les surdoses sont devenues la première cause de mortalité chez les 18 à 39 ans dans la province. »

— Une citation de  Lisa Lapointe, coroner en chef de la Colombie-Britannique

Selon elle, ces données reflètent l’immensité de cette crise sanitaire et le besoin de s’y attaquer de plusieurs façons.

Il faut un approvisionnement sécuritaire sans obstacle, un accès rapide à un traitement basé sur la science et abordable. Il faut aussi traiter avec empathie ceux qui souffrent de dépendances et offrir des options de réduction des méfaits, précise la coroner.

Elle appelle à la décriminalisation des drogues ainsi qu'à un meilleur accès à des drogues prescrites qui ne soient pas contaminées par des opioïdes puissants comme le fentanyl.

Approvisionnement sécuritaire

Un panier contenant de l'équipement pour une injection offert au centre d'injection supervisée Insite à Vancouver.

Un panier contenant de l'équipement pour une injection offert au centre d'injection supervisée Insite à Vancouver.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

La province a mis en place plusieurs projets pilotes d'approvisionnement sûr en drogue et promis de les élargir, mais cette approche n'est pas suffisante, croit le médecin hygiéniste en chef adjoint de la régie de la santé Vancouver Coastal, Mark Lysyshyn.

Présentement, on se fie aux ordonnances des médecins... et ça crée des barrières pour les gens. On doit trouver des manières de faire des programmes différents avec ces alternatives pharmaceutiques.

En cette Journée internationale de sensibilisation aux surdoses, le Dr Lysyshyn aimerait voir les partis politiques fédéraux parler beaucoup plus de cette autre crise sanitaire.

En effet, les décès causés par des drogues toxiques demeurent la principale cause de morts non naturelles en Colombie-Britannique, précise la coroner de la province.

Cri du coeur des familles

Une dame âgée avec un chandail sur lequel il est écrit, en anglais : « mon fils ».

Leslie McBain, cofondatrice de Moms Stop The Harm, a perdu son fils, Jordan Miller, d'une surdose en 2014. Elle affirme que la clé du succès dans le traitement des dépendances est d'offrir des choix.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Leslie McBain, cofondatrice de l’organisme Moms Stop The Harm, affirme que des personnes de tous les âges, de toutes les origines et de tous les niveaux socio-économiques meurent en raison de drogues toxiques en Colombie-Britannique.

Il y a des solutions viables pour mettre fin à ces morts. Nous devons pousser le gouvernement à mettre en place un approvisionnement sécuritaire et réglementé pour les personnes qui ont besoin de drogues.

Leslie McBain a perdu son fils unique, Jordan Miller, d’une surdose en 2014 alors qu'il avait 25 ans.

D’après des informations de Timothé Matte-Bergeron et de Phare-Ouest

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