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Plus de tests pour limiter la propagation de la COVID, réclament des experts

Une femme qui se soumet à un test de dépistage de la COVID-19.

Les gens avec des symptômes légers de COVID-19 et qui sont déjà vaccinés devraient tout de même se faire dépister s'ils pensent avoir contracté la COVID-19, selon la santé publique de Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Avec le contagieux variant Delta et le dépistage de la COVID-19 à la baisse en Ontario, plusieurs experts encouragent le public à se faire dépister pour éviter des éclosions importantes.

Le 27 août 2021 a été la seule journée où plus de 30 000 tests de COVID-19 ont été traités en août, selon les données de la province. Le record de tests est pourtant de 76 000 tests, le 15 janvier 2021.

Entre-temps, les nouveaux cas de COVID-19 continuent d’augmenter, avec 525 nouvelles infections mardi.

La médecin-hygiéniste adjointe de Toronto, la Dre Vinita Dubey souligne qu’un taux élevé de dépistage est essentiel pour la recherche de contacts en cas d’éclosion.

Même les gens qui ont de légers symptômes et qui sont vaccinés devraient se faire tester, ajoute-t-elle.

« Les tests de dépistages, c’est une des meilleures façons d’assurer qu’on prend compte de tous les cas de COVID-19 »

— Une citation de  Dre Vinita Dubey, médecin-hygiéniste adjointe de Toronto

La Dre Vinita Dubey ajoute que les gens qui ont été en contact avec un cas de COVID-19, ou qui ont travaillé dans un lieu où il y a eu une éclosion, devraient aussi se faire dépister.

Un nombre de cas élevé chez les jeunes adultes

Les jeunes adultes devraient prendre plus de précautions. C’est eux qui ont plus tendance à sortir, à assister à des événements et à aller aux restaurants, ce qui augmente leur chance d'infection, constate la médecin.

Les personnes âgées de 20 à 29 ans représentent 23 % des cas de COVID-19 à Toronto. C’est le plus haut pourcentage comparativement aux autres groupes d’âge, suivi par les gens de 30 à 39 ans.

Les éclosions se trouvent maintenant dans les milieux de travail, les restaurants et dans la communauté, plutôt que dans les foyers de soins de longue durée ou les garderies. Par exemple, les restaurants Harbour 60 et Regulars ont tous les deux eu des éclosions dans le dernier mois, rapportent les données de la santé publique de Toronto.

À Hamilton, une éclosion a été déclarée dans une boîte de nuit au début du mois d’août, et 51 cas de COVID-19 y sont maintenant liés en date de lundi. La santé publique constate que certains ne portaient pas de masques et ne pratiquaient pas la distanciation physique à l’intérieur.

La semaine dernière, la santé publique de la région de Durham a fait état d’une éclosion pendant un tournoi de basketball à Oshawa. Environ 7000 personnes y ont assisté.

La santé publique a identifié 25 personnes infectées de l’Ontario et du Québec, mais les autorités sanitaires avaient de la difficulté à joindre ceux et celles qui étaient présents.

Les deux éclosions démontrent la rapidité de la propagation du variant Delta comparativement à d’autres souches du virus, explique l'épidémiologiste Dr Colin Furness. Il ajoute aussi que ça démontre l’importance des tests de dépistage.

Depuis plus d’un an, Dr Colin Furness de l’Université de Toronto pousse pour le dépistage généralisé de la COVID-19.

Des tests de dépistages rapide sur une table.

Les tests rapides devraient être plus utilisés en Ontario, selon des experts.

Photo : Radio-Canada

Quand il y a un grand rassemblement, surtout avec des gens qui arrivent d’endroits différents, le rassemblement pourrait certainement devenir une source d’éclosion, dit-il.

Pour changer ça, il faudrait premièrement s’assurer que tout le monde soit vacciné, grâce à une preuve de vaccination. Deuxièmement, il y aurait des possibilités de tests rapides avant une situation où le virus pourrait se propager, constate l’épidémiologiste.

La Dre Vinita Dubey, pour sa part, est d’accord que les tests rapides peuvent être utiles, mais indique que si quelqu’un croit qu’il a la COVID-19, il devrait se prévoir un test de réaction en chaîne par polymérase (PCR): et ce, peu importe, s’il a eu un résultat positif ou négatif d’un test rapide.

Les tests PCR sont les meilleurs pour détecter la COVID-19, dit-elle.

La médecin-hygiéniste adjointe espère que le dépistage deviendra plus fréquent avec la rentrée scolaire. Elle ajoute d’ailleurs que les écoles à Toronto donneront des tests de salive aux élèves pour que les parents n’aient pas besoin de prendre un rendez-vous s’ils croient que leur enfant a contracté la COVID-19.

D'après les informations de CBC News

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