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La mairesse de Montréal et le chef du Bloc au diapason sur le contrôle des armes

Yves-François Blanchet discute avec Valérie Plante devant l'édifice.

Yves-Francois Blanchet a discuté avec la mairesse Valérie Plante devant l'hôtel de ville de Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Exercer un contrôle plus serré des armes de poing et une meilleure surveillance de la circulation des armes à la frontière avec les États-Unis, voilà deux points de convergence dont ont discuté lundi le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Le Bloc promet de réclamer plus de ressources pour les douaniers et les agents de la GRC à la frontière, en plus d’augmenter les vérifications des acheteurs d’armes, tout en respectant les droits des chasseurs sportifs.

Le parti dirigé par Yves-François Blanchet veut également que le fédéral aille plus loin dans l’interdiction de tout type d’arme d’assaut que ce qui était prévu dans le projet de loi C-21, mort au feuilleton.

Le gouvernement Trudeau avait banni 1500 armes d’assaut en mai 2020. Le Bloc voudrait qu’une catégorie soit ajoutée au Code criminel, comprenant une définition précise de ce qu’est une arme d’assaut.

M. Blanchet a lancé des pointes à ses adversaires tant conservateur que libéral dans ce dossier.

Les conservateurs devraient revoir une certaine mansuétude qu’ils ressentent à l’endroit du lobby des armes à feu et être prêts à être beaucoup plus sévères, a affirmé le chef bloquiste. Quant aux libéraux, ils n’ont pas été à ce point-là insensibles au lobby des armes à feu, en rendant le rachat des armes d’assaut volontaire. Or, un rachat volontaire n’est pas un outil de contrôle adéquat.

En outre, Yves-François Blanchet reproche à Justin Trudeau d’avoir renvoyé la responsabilité de la lutte contre la circulation des armes de poing aux municipalités. Il estime que le fédéral devrait, à tout le moins, la confier au Québec et aux autres provinces.

La mairesse Plante avait fait de la lutte contre la criminalité et les armes l’une de ses principales demandes aux partis fédéraux pour la présente campagne électorale. Elle constate un certain consensus au sujet des armes d’assaut, mais estime qu’on ne parle pas des armes de poing.

Présentement, ce qui circule à Montréal, ce sont des armes de poing. Un moment donné, il va falloir qu’on prenne nos responsabilités. Donc, j’apprécie beaucoup que vous soyez là pour en parler, ça m’interpelle. Vous êtes le premier qui nous dit : oui je veux qu’on en parle, je vais le mettre de l’avant, a souligné Valérie Plante.

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