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Des chercheurs de l’UQAR étudient les changements climatiques au Nunavut

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Les chercheurs ont passé plus de six semaines au Nunavut.

Photo : David Didier

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Étudier les changements qui surviennent sur le littoral en collaborant avec les communautés autochtones, c'est ce qu'ont fait six chercheurs et étudiants de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), cet été, au Nunavut. Ils ont mené deux projets d’observation à Kugluktuk et à Grise Fiord.

Jusqu’à la mi-septembre, l’équipe a récolté des données grâce à des drones et à des instruments sous l’eau, en plus de recueillir des témoignages des événements extrêmes vécus sur la côte.

Les travaux qu'ils ont effectués sur le terrain témoignent déjà, selon leurs observations, des impacts des tempêtes sur le littoral le long du passage du Nord-Ouest à Kugluktuk et dans le Haut-Arctique, à Grise Fiord.

À Grise Fiord, de génération en génération, on a noté des bouleversements marqués, comme des vagues plus fortes, des niveaux d’eau plus élevés, une perte de sable sur les plages, témoigne le professeur de géographie à l’UQAR et directeur des activités de recherche, David Didier.

Ces communautés sont protégées par la glace pendant une grande partie de l’année, presque toute l’année à Grise Fiord. Le printemps, dès la fonte du couvert de glace, on peut voir rapidement la formation des vagues sous l’effet du vent qui désormais souffle sur l’eau, explique David Didier.

« Sur les côtes, l’effet est direct et la forme de la plage change sous l’effet des marées et des vagues chaque jour. »

— Une citation de  David Didier, professeur de géographie à l'UQAR

L’érosion et la submersion menacent donc les infrastructures ainsi que les activités des communautés autochtones le long de la côte, ont observé les chercheurs.

Pour Grise Fiord, on souhaite trouver des solutions d’adaptation aux changements climatiques qui pourront permettre à la communauté de continuer à utiliser la plage comme un site où on pratique des activités traditionnelles ou de subsistance au quotidien, fait savoir le professeur de géographie.

Les études seront terminées en 2023.

Toutefois, l’UQAR compte à terme mettre en place un programme de suivi de l’environnement côtier dans le Haut-Arctique. Les chercheurs espèrent ainsi permettre aux communautés de mieux prévoir les changements sur la côte pour en diminuer les impacts.

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