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Des entrepreneurs craignent les conséquences des incendies dans les boucanières

Un homme portant une casquette devant ce qu'il reste de son usine.

Mario Cormier, président de M&M Cormier Fisheries à Petit-Cap, a vu sa boucanière s'envoler en fumée samedi matin.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Radio-Canada

Des entrepreneurs du sud-est du Nouveau-Brunswick, dont les boucanières sont frappées par des incendies, craignent les effets à long terme des événements des dernières semaines. Ils ont notamment peur que les assureurs leur tournent le dos.

Plusieurs incendies

Quatre bâtiments de la communauté rurale de Beaubassin-Est ont été rasés par les flammes au cours des trois dernières semaines, toujours le samedi.

Ces sinistres - qui sont de nature suspecte, selon la police - angoissent plusieurs entrepreneurs. C’est le cas de Mario Cormier, qui a vu sa toute nouvelle boucanière s’envoler en fumée samedi matin, au Petit-Cap.

Un immeuble détruit par un incendie.

Il ne reste rien de cette boucanière de M&M Cormier Fisheries, au Petit-Cap dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

C'est très frustrant. Je suis encore sous le choc, mais je me sens un petit peu mieux que je me sentais samedi matin. Je suis courageux et graduellement, je vais atteindre mon but, dit Mario Cormier, président de M&M Cormier Fisheries.

Au-delà de la survie immédiate de son entreprise, il a peur de la réaction des assureurs. Et il n’est pas le seul dans la région.

Des débris à la suite d'un incendie.

Les dommages sont importants à la suite de l'incendie de samedi dans cette boucanière du sud-est du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Je suis assuré à 100 %. Lorsque mon année va être [terminée], qu'est-ce qui va arriver? Est-ce que mon assureur va continuer? Avec tout ce qui se passe récemment, on ne sait pas, mais c'est très préoccupant , explique-t-il.

Si ça vient qu'on est seulement assurés à 50 % ou qu'on ne peut pas avoir d'assurance, qu'est-ce que les institutions financières vont faire? Est-ce qu'[elles] sont capables de nous financer sans qu'on ait de garantie de 100 % sur nos compagnies? C'est gros. Et là, on aura besoin de l'aide probablement de la province ou du fédéral pour s'en sortir, ajoute Mario Cormier.

Effet au-delà des boucanières

Si les boucanières ne peuvent plus assurer leurs installations, cela pourrait avoir un effet domino dans l'industrie, selon lui.

Si moi je ne peux pas acheter de hareng parce que l'institution financière ne veut pas me prêter de l'argent parce que j'ai pas d'assurance, est-ce que je vais prendre le risque personnellement d'acheter du hareng? Si je ne peux pas acheter de hareng, le pêcheur ne peut pas le vendre. Où est-ce que le pêcheur va vendre son produit? Donc, il n'a pas de revenus et ne peut pas pêcher. Ses travailleurs de pont et ainsi de suite, dit Mario Cormier.

Il invite les élus de la région à lancer une réflexion dès maintenant pour trouver des solutions. Par exemple, des garanties de prêt pourraient être offertes aux transformateurs, comme cela se fait dans certaines industries, suggère-t-il.

Le député Jacques LeBlanc lors d'une entrevue à l'extérieur.

Le député provincial de Shediac-Beaubassin-Cap-Pelé, Jacques LeBlanc, espère que le mystère entourant les incendies sera élucidé rapidement.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Le député provincial de Shediac-Beaubassin-Cap-Pelé, Jacques LeBlanc, est du même avis.

D'un bord, je pense qu'il faut donner la chance au coureur. Et peut-être d'avoir un genre de tête-à-tête, un remue-méninges, toute l'industrie avec le gouvernement, le ministère, de regarder les possibilités de travailler ensemble, de collaborer, dit-il.

La mairesse de Beaubassin-Est, Louise Landry, et le député Jacques LeBlanc doivent rencontrer la GRC mardi matin, afin de faire le point sur cette série d’incendies.

Avec des informations de Pascal Raiche-Nogue

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