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Les libéraux veulent investir 1 milliard $ pour protéger l’eau douce

Justin Trudeau derrière un lutrin, lors d'un point de presse.

Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada, à Granby, le 30 août

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

S’il est reporté au pouvoir, le Parti libéral du Canada investirait 1 milliard de dollars sur 10 ans pour restaurer et protéger les grands écosystèmes lacustres et fluviaux.

Le chef libéral Justin Trudeau, de passage à Granby, a rappelé que pendant ses six ans au pouvoir, son gouvernement a fait passer de 1 % à 14 % les superficies marines et côtières protégées. Il se donne comme objectif de faire passer ces aires à 30 % d’ici 2030.

Le plan des libéraux se concentre sur les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent.

Les Grands Lacs, d’où part le fleuve, sont la source d’eau potable pour 1 Canadien sur 4. Alors je n’ai pas besoin de vous dire à quel point c’est vital de les préserver, a dit M. Trudeau, accompagné notamment de l’ex-militant environnemental Steven Guilbeault, candidat dans Laurier–Sainte-Marie et ministre du Patrimoine.

Les libéraux s'engagent aussi à créer une nouvelle Agence canadienne de l’eau et à actualiser la Loi sur les ressources en eau du Canada, qui date de 50 ans, pour mieux tenir compte des réalités d’aujourd’hui et inclure les droits des Autochtones sur l’eau, tout en luttant contre les changements climatiques.

Le Parti libéral veut également donner un appui accru à la recherche. Il compte investir 37,5 millions dans les travaux de la Région des lacs expérimentaux menés par l’organisme International Institute for Sustainable Development.

GES et exploitation pétrolière

La question de la lutte contre les GES n’est jamais loin quand il est question d'environnement, et M. Trudeau a profité de cette tribune pour décocher quelques flèches à l'endroit de ses adversaires conservateurs et bloquistes.

Le Canada a perdu dix ans sous le règne du Parti conservateur, qui propose maintenant de revenir en arrière, aux anciennes cibles climatiques des années Harper, a lancé le chef libéral. Il faisait référence au fait qu’Erin O’Toole ne respecterait pas les nouvelles cibles du Canada de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais plutôt celles établies par l’ancien gouvernement conservateur de Stephen Harper, soit 30 % sous les niveaux de 2005, d’ici 2030.

Pour ce qui est d'Yves-François Blanchet, on se souvient de son court passage au ministère de l'Environnement dans le gouvernement du Parti québécois. Steven Guilbeault pourrait vous en dire long, notamment sur la grogne entourant les forages à Anticosti. Yves-François Blanchet a une vision à géométrie variable de ce qui est bon pour l’environnement, a lancé le chef libéral.

Des journalistes lui ont fait valoir que le gouvernement libéral avait néanmoins encouragé le développement de pipelines ces dernières années.

M. Trudeau a répondu que ceux-ci sont encore nécessaires tant que la transition vers une économie sans émission n’est pas terminée et qu’ils sont plus sécuritaires que les camions-citernes et les trains pour le transport du pétrole.

Et c’est une opportunité de vendre notre pétrole ailleurs qu'aux États-Unis. Ça va donner des profits qui vont être tous investis dans la lutte contre les changements climatiques et le virage vert, a-t-il poursuivi.

M. Trudeau dit qu'il est conscient que ses décisions ne font pas l'unanimité, mais juge qu'elles sont nécessaires.

Du leadership, être au gouvernement, ça exige des choix difficiles des fois, des choix impopulaires. Mais de faire les bonnes choses pour gagner cette lutte [contre les GES] et amener les gens avec nous [pour] transformer notre pays et notre monde, c’est ça le leadership, soutient-il.

Moi, je ne recule pas devant mes critiques, je ne me fâche pas quand on me critique. J’écoute, j’explique et j'assume. C’est ça du leadership.

Une citation de :Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada

M. Guilbeault, de son côté, a voulu répliquer aux néodémocrates, qui avancent avoir le plan le plus ambitieux en matière de lutte contre les changements climatiques.

Prenons l'exemple de l'annonce de [M. Trudeau], hier, de plafonner les émissions de GES à leur niveau actuel pour tous les projets de pétrole et de gaz au pays et de les faire diminuer pour atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Greenpeace, Stand, Environmental Defence, des organisations d’un bout à l’autre du pays ont salué ça comme étant un geste ambitieux. Alors je pense que ça en dit long, a dit M. Guilbeault.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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