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Appels à la mobilisation des Autochtones aux élections fédérales, malgré la méfiance

Le grand chef de la Première Nation Anishinabek, Glen Hare.

Le grand chef de la Première Nation Anishinabek et chef régional ontarien à l'Assemblée des Premières Nations, Glen Hare.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le vote des membres des Premières Nations aux prochaines élections portera sur des enjeux particuliers, deux mois après le lancement du mouvement Annulez la fête du Canada développé après les découvertes de plusieurs centaines de tombes non marquées sur les sites d’anciens pensionnats pour Autochtones.

Le niveau de motivation de l’électorat autochtone dépendra des propositions et de l’intérêt que montreront les candidats aux communautés, selon le chef régional ontarien à l’Assemblée des Premières Nations, Glen Hare.

Mais jusqu’ici, je ne les ai toujours pas vus venir rencontrer un chef [des Premières Nations], se désole-t-il. En apprenant la tenue d’élections anticipées, il a rappelé que les libéraux n’avaient pas encore rempli leurs promesses.

De nombreuses communautés n’ont toujours pas accès à l’eau potable, cite notamment le chef Hare.

Ces différences entre les mots d’Ottawa et les actions réelles sont au cœur de la méfiance que peuvent ressentir les Autochtones, selon Courtney Skye, chercheuse de Six Nations à l’Institut Yellowhead, à Toronto.

Courtney Skye, du Yellowhead Institute, analyse depuis quelques semaines les données disponibles relativement à la présence de la COVID-19 dans les communautés autochtones

Courtney Skye.

Photo : Courtoisie Courtney Skye

Justin Trudeau a promis une relation de nation à nation dont on est encore loin, rappelle-t-elle.

Parmi les points prioritaires pour le court terme, Mme Skye et M. Hare mettent en avant l’accès au logement, dont l’amélioration fait partie du programme de plusieurs partis politiques.

J’espère qu’on sera pris en compte, lance le chef Hare, tandis que la chercheuse se demande si ce sera sur des terres contestées, à l’image du développement immobilier controversé, et désormais annulé, à Caledonia, en Ontario.

Malgré ces écueils à la confiance portée envers Ottawa, Glen Hare encourage les membres des Premières Nations à se rendre aux urnes, car il espère un jour voir plus de représentativité autochtone au Parlement.

C'est aussi ce qu'espère l'Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), qui a lancé une campagne pour inciter les femmes à aller voter.

Les femmes autochtones ont assez attendu que le gouvernement du Canada traite en priorité les questions qui nous touchent , déclare la PDG de l’AFAC, Lynne Groulx.

Lynne Groulx pose devant l'objectif.

Lynne Groulx est la PDG de l'Association des femmes autochtones du Canada.

Photo : AFAC

Mme Groulx fait référence aux appels à la justice, la conclusion du rapport de l'enquête de la violence contre la violence femmes, on veut voir des actions concrètes. Tout ce qui concerne les droits de la personne.

L'Association présentera bientôt ses priorités aux différents candidats, et prépare un guide détaillé sur les candidats ainsi que des ateliers pour aider les électrices à y voir plus clair.

Lynne Groulx compte aussi sur la mobilisation de la dernière année pour faire prendre conscience aux politiciens de l'importance de ce vote.

Il y a deux ans, l'Assemblée des Premières Nations a identifié au moins une cinquantaine de circonscriptions qui pouvaient basculer grâce au vote autochtone.

Avec les informations de Camille Feireisen

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